jan 14

Et elle concerne la jeunesse. La nomination de Martin Hirsch comme haut commissaire à la Jeunesse et le choix de Richard Descoings pour lancer le débat national sur la réforme du lycée sont deux décisions excellentes.
Martin Hirsch a eu l’intelligence de faire comprendre la nécessité absolue de redonner sa valeur au travail par delà les dispositifs d’assistance sans contrepartie. Il est aux antipodes de la charité business. Oui le droit doit primer sur la charité. Mais il n’y a pas de droits sans devoirs et l’activité humaine ne peut se résumer à manger et dormir. Oui les travailleurs sociaux doivent être considérés aujourd’hui avec la même attention que les professeurs agrégés. Il y a urgence à agir. Lire la suite »
jan 12

Cette semaine nous oscillons entre l’espoir et la désolation.
Désolation de ce qui se passe en Palestine, à Gaza, l’une des plus vieilles cités du monde méditerranéen, là où est née la civilisation moderne. Et comme toujours, à l’irresponsabilité des uns répond le cynisme des autres. Pourtant, tous se réclament des peuples sémites originaires d’Asie occidentale (ancienne Mésopotamie et du Moyen-Orient) que la tradition fait descendre de Sem, fils de Noé, et qui ont parlé ou parlent les langues dites sémitiques (l’hébreu, l’arabe, l’araméen, le babylonien, l’assyrien, et l’amharique). Mais le nazisme n’absout pas l’utilisation de méthodes barbares par les fils et les filles de ceux qu’ils ont tenté d’exterminer. Il y a six ans, mon université qui réclamait de l’Union européenne : « que dans le cadre de la préparation de son sixième programme cadre de recherche et développement, le contrat d’association entre l’Union européenne et l’Etat d’Israël soit renégocié pour être étendu à la partie palestinienne … et que l’Union européenne veille au respect par toutes les parties de l’ensemble des clauses du contrat » a été l’objet d’une virulente campagne de désinformation.
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jan 06

Dans un communiqué paru dans l’AEF le 5 janvier (Dépêche n°107098), la nouvelle direction de la CPU vient de se faire l’écho de certaines « interrogations et incompréhensions » qui subsisteraient, quant à la « proportion des moyens nouveaux qui parviennent réellement aux universités », aux « suppressions d’emplois », à « la réalité des dotations de l’État pour les neuf campus retenus par l’opération campus » et « sur le devenir des statuts des personnels au sein des universités devenues autonomes » (lire la lettre de la CPU) . Parallèlement « Le Monde » publie le même jour une tribune libre d’une dizaine de professeurs d’universités qui tout en se défendant d’être des partisans du statut quo refusent tout à la fois la nouvelle loi LRU et l’évolution du statut des enseignants car la première « renforcerait le pouvoir des présidents » et la seconde « porterait atteinte aux libertés académiques sans lesquelles il n’y a pas d’universités dignes de ce nom ».
Cette sainte alliance réuni ceux qui, arroseurs arrosés, après avoir accompagné le nouveau processus d’allocation des ressources cheval de Troie des technocrates contre la création d’universités compétitives dans la recherche internationale, se trouvent en être les premiers dindons de la farce et ceux qui, en dépit de leurs dénégations, sont les champions des adeptes du « sur-place » universitaire qui cherchent sans arrêt du côté de l’Etat comment maintenir leurs petits privilèges.
Ce combat n’est pas, ne peut pas être le nôtre. Lire la suite »
jan 03

En réalité l’année 2009 va être décisive. Il semble bien que ce que la haute administration dénoncée par Bourdieu comme la « Noblesse d’Etat » ait ressenti comme un danger pour elle dans l’avenir la mise en œuvre d’une autonomie réelle des universités. Dès lors tout est entrepris pour reprendre par de multiples directives et de nombreux décrets ce que la loi LRU a concédé. On est bien dans des circonstances analogues à l’après soixante-huit où l’Etat s’était ingénié à annuler ce que les « politiques » avaient concédé.
C’est à mes yeux de cette façon qu’il faut analyser l’inflexion actuelle des discours de Valérie Pécresse.
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jan 01

Ca y est, nous sommes le 1er janvier 2009. Vingt universités devraient, selon les dires de Valérie Pécresse et en vertu de la loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités, être des universités autonomes. Qu’en est-il exactement ? Si l’on se réfère au texte de la loi, son article 15 indique que « Les universités peuvent, par délibération adoptée dans les conditions prévues à l’article L. 711-7, du code de l’éducation demander à bénéficier des responsabilités et des compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines sous réserve que la délibération du conseil d’administration soit approuvée par arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du ministre chargé de l’enseignement supérieur ». A ma connaissance les conseils d’administration des 20 établissements ont délibéré positivement sur ce transfert de compétence.
L’article 24 indique que « l’État peut transférer aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel qui en font la demande la pleine propriété des biens mobiliers et immobiliers appartenant à l’État qui leur sont affectés ou sont mis à leur disposition. Ce transfert s’effectue à titre gratuit. Il s’accompagne, le cas échéant, d’une convention visant à la mise en sécurité du patrimoine, après expertise contradictoire ». A ma connaissance, deux universités ont fait délibérer leurs conseils positivement, l’université de Corte et l’université Pierre et Marie Curie.
En réalité les choses sont beaucoup plus floues. Lire la suite »