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	<title>Commentaires sur : Pour l’autonomie : la lutte continue, il y va de l’avenir des universités</title>
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		<title>Par : Gilbert Béréziat</title>
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		<dc:creator>Gilbert Béréziat</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 14:56:01 +0000</pubDate>
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		<description>Cher Robert,

Le mouvement en cours dans les universités est fortement contradictoire. Comme tous les  mouvements qui se sont succédés à l’université ces dernières années, faute de vouloir reconnaître la diversité qui est la règle de la vie, on cherche vainement à lui appliquer des règles sur un mode jacobin suranné. Mais la vie sociale, ne peut pas se résumer à la recherche de la grande unification des lois fondamentales qui régissent la physique. Et les mathématiciens nous ont appris depuis fort longtemps qu’il y a mille manières de théoriser l’espace-temps. Même si la compréhension en reste difficile.

Bien sur que les propos réducteurs du chef de l’Etat ont blessé la communauté universitaire, mais reconnaissons qu’il n’est pas le seul à gesticuler devant les caméras. Mais pourquoi ne pas aussi reconnaître qu’il a également fustigé à cette occasion ceux qui sont naturellement de son camp lorsqu’il a déploré le peu d’appétence du secteur privé à financer chez nous la recherche et l’université. Or, si la science française est en danger, et elle l’est, ce n’est pas uniquement par ce que les classes moyennes et supérieures de notre pays préfèrent envoyer leurs enfants les plus agiles intellectuellement dans des classes préparatoires à 35 heures de formatage par semaine, sans compter les colles et autres cours privés complémentaires, plutôt que dans des licences universitaires apathiques. J’y reviendrais sur mon blog quand on pourra enfin parler des choses sérieuses au lieu du brouhaha actuel. Elle l’est parce que le monde industriel préfère embaucher des « bac plus 5 » formatés que des docteurs dont l’esprit a été éveillé par la recherche et la liberté universitaire. Pourtant le niveau de formation universitaire est excellent dans notre pays dans pratiquement tous les domaines et si des jeunes français vont à Oxford, Cambridge, Havard ou Stanford, ce n’est pas à cause du niveau des études mais de la marque que ces établissements ont, au fil des ans, valorisée et vendent for cher d’ailleurs.

Comment sauver l’université française ?

D’abord la libérer de ses carcans et, n’en déplaise aux divers SLR, QSF, SLR et autres « SUD en épitoges » le CNU n’est nullement une garantie d’égalité de traitement et de justesse dans ses décisions. Le contrôle de proximité est beaucoup plus efficace, il ne viendrait d’ailleurs jamais à l’esprit d’un président d’une grande université (je l’ai été) de ne pas tenir compte des investissements réels des uns et des autres et d’agir sans avoir pris l’avis d’une instance consultative ou d’évaluation. Et beaucoup de ceux qui aujourd’hui découvrent les vertus du CNU n’auraient jamais vu leur investissement dans la formation reconnu par le CNU alors qu’il l’a été par les instances de leur université et j’en ai des exemples précis à l’esprit.

Mais là n’est pas essentiel. Si l’on veut sauver l’université on ne peut se contenter de l’administrer sur un modèle unique. Comment imaginer que de grandes universités de recherche comme le sont l’UPMC, Paris Sud, Strasbourg, Marseille, Toulouse etc. avec un grand nombre de laboratoires de recherche qui, aujourd’hui, assurent l’essentiel de la croissance française en terme de publications scientifiques et donc, potentiellement d’innovation et de développement, peuvent être comparées avec des universités dont la fonction est beaucoup orientée vers l’organisation et le développement des territoires ? Dire le contraire, c’est nier l’évidence. Il faudra donc que les universités aient la capacité de rémunérer leurs enseignants chercheurs en fonction de ce qu’ils font en recherche et en formation. Et pour cela, il y a plusieurs façons de procéder et pas de recettes miracles. Car il ne suffit pas aux universités qu’elles puissent attirer quelques brillants leaders ou « s’acheter » des prix Nobel. Il faut aussi, dans les laboratoires avoir des personnes qui font des expériences, qui modélisent, qui réfléchissent et qui publient et d’autres, parfois les mêmes, mais pas toujours qui font la réputation des formations.

La société doit en en tirer les conséquences et exiger de l’Etat qu’il laisse se mettre en place une autonomie réelle et diversifiée, y compris dans l’organisation et l’évaluation ex-post comme on dit aujourd’hui, c&#039;est-à-dire faite par l’extérieur et à postériori. Là est tout le sens du contrat. Et si une erreur a été faite par Valérie Pécresse (évidemment erreur partagée par son entourage et les conseillers du président) c’est de ne pas avoir en temps utile laissé se dérouler la négociation financière plutôt que de laisser les « bœufs carottes » intervenir à priori et pas à postériori. Il n’est pas trop tard pour y remédier.

Mais si par malheur la société faisait le choix contraire, conséquence de notre vision démocratique, l’Etat la suivrait car certains n’attendent que cela. Et alors oui, certainement, le déclin serait en marche car l’histoire ne repasse pas deux fois les plats. C’est donc bien un choix historique qui est devant nous. Poursuivre la mise en place d’une autonomie véritable ou dépérir. Le pays donc nos enfants le paieraient très cher. Ayant été moi-même dirigeant syndicaliste, j’ai  conscience que ce choix peut être pour eux douloureux car il remet en cause beaucoup de certitudes. Mais jamais quand j’avais leurs responsabilités, je n’ai répondu aux provocations des « patrons ». Qu’ils négocient donc, qu’ils négocient avec pugnacité. Mais qu’ils ne se trompent pas de combat.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Robert,</p>
<p>Le mouvement en cours dans les universités est fortement contradictoire. Comme tous les  mouvements qui se sont succédés à l’université ces dernières années, faute de vouloir reconnaître la diversité qui est la règle de la vie, on cherche vainement à lui appliquer des règles sur un mode jacobin suranné. Mais la vie sociale, ne peut pas se résumer à la recherche de la grande unification des lois fondamentales qui régissent la physique. Et les mathématiciens nous ont appris depuis fort longtemps qu’il y a mille manières de théoriser l’espace-temps. Même si la compréhension en reste difficile.</p>
<p>Bien sur que les propos réducteurs du chef de l’Etat ont blessé la communauté universitaire, mais reconnaissons qu’il n’est pas le seul à gesticuler devant les caméras. Mais pourquoi ne pas aussi reconnaître qu’il a également fustigé à cette occasion ceux qui sont naturellement de son camp lorsqu’il a déploré le peu d’appétence du secteur privé à financer chez nous la recherche et l’université. Or, si la science française est en danger, et elle l’est, ce n’est pas uniquement par ce que les classes moyennes et supérieures de notre pays préfèrent envoyer leurs enfants les plus agiles intellectuellement dans des classes préparatoires à 35 heures de formatage par semaine, sans compter les colles et autres cours privés complémentaires, plutôt que dans des licences universitaires apathiques. J’y reviendrais sur mon blog quand on pourra enfin parler des choses sérieuses au lieu du brouhaha actuel. Elle l’est parce que le monde industriel préfère embaucher des « bac plus 5 » formatés que des docteurs dont l’esprit a été éveillé par la recherche et la liberté universitaire. Pourtant le niveau de formation universitaire est excellent dans notre pays dans pratiquement tous les domaines et si des jeunes français vont à Oxford, Cambridge, Havard ou Stanford, ce n’est pas à cause du niveau des études mais de la marque que ces établissements ont, au fil des ans, valorisée et vendent for cher d’ailleurs.</p>
<p>Comment sauver l’université française ?</p>
<p>D’abord la libérer de ses carcans et, n’en déplaise aux divers SLR, QSF, SLR et autres « SUD en épitoges » le CNU n’est nullement une garantie d’égalité de traitement et de justesse dans ses décisions. Le contrôle de proximité est beaucoup plus efficace, il ne viendrait d’ailleurs jamais à l’esprit d’un président d’une grande université (je l’ai été) de ne pas tenir compte des investissements réels des uns et des autres et d’agir sans avoir pris l’avis d’une instance consultative ou d’évaluation. Et beaucoup de ceux qui aujourd’hui découvrent les vertus du CNU n’auraient jamais vu leur investissement dans la formation reconnu par le CNU alors qu’il l’a été par les instances de leur université et j’en ai des exemples précis à l’esprit.</p>
<p>Mais là n’est pas essentiel. Si l’on veut sauver l’université on ne peut se contenter de l’administrer sur un modèle unique. Comment imaginer que de grandes universités de recherche comme le sont l’UPMC, Paris Sud, Strasbourg, Marseille, Toulouse etc. avec un grand nombre de laboratoires de recherche qui, aujourd’hui, assurent l’essentiel de la croissance française en terme de publications scientifiques et donc, potentiellement d’innovation et de développement, peuvent être comparées avec des universités dont la fonction est beaucoup orientée vers l’organisation et le développement des territoires ? Dire le contraire, c’est nier l’évidence. Il faudra donc que les universités aient la capacité de rémunérer leurs enseignants chercheurs en fonction de ce qu’ils font en recherche et en formation. Et pour cela, il y a plusieurs façons de procéder et pas de recettes miracles. Car il ne suffit pas aux universités qu’elles puissent attirer quelques brillants leaders ou « s’acheter » des prix Nobel. Il faut aussi, dans les laboratoires avoir des personnes qui font des expériences, qui modélisent, qui réfléchissent et qui publient et d’autres, parfois les mêmes, mais pas toujours qui font la réputation des formations.</p>
<p>La société doit en en tirer les conséquences et exiger de l’Etat qu’il laisse se mettre en place une autonomie réelle et diversifiée, y compris dans l’organisation et l’évaluation ex-post comme on dit aujourd’hui, c&#8217;est-à-dire faite par l’extérieur et à postériori. Là est tout le sens du contrat. Et si une erreur a été faite par Valérie Pécresse (évidemment erreur partagée par son entourage et les conseillers du président) c’est de ne pas avoir en temps utile laissé se dérouler la négociation financière plutôt que de laisser les « bœufs carottes » intervenir à priori et pas à postériori. Il n’est pas trop tard pour y remédier.</p>
<p>Mais si par malheur la société faisait le choix contraire, conséquence de notre vision démocratique, l’Etat la suivrait car certains n’attendent que cela. Et alors oui, certainement, le déclin serait en marche car l’histoire ne repasse pas deux fois les plats. C’est donc bien un choix historique qui est devant nous. Poursuivre la mise en place d’une autonomie véritable ou dépérir. Le pays donc nos enfants le paieraient très cher. Ayant été moi-même dirigeant syndicaliste, j’ai  conscience que ce choix peut être pour eux douloureux car il remet en cause beaucoup de certitudes. Mais jamais quand j’avais leurs responsabilités, je n’ai répondu aux provocations des « patrons ». Qu’ils négocient donc, qu’ils négocient avec pugnacité. Mais qu’ils ne se trompent pas de combat.</p>
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		<title>Par : ROBERT</title>
		<link>http://www.gilbertbereziat.fr/2009/02/16/pour-l%e2%80%99autonomie-la-lutte-continue-il-y-va-de-l%e2%80%99avenir-des-universites/comment-page-1/#comment-50</link>
		<dc:creator>ROBERT</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 22:58:39 +0000</pubDate>
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		<description>De tout coeur avec vous dans la lutte pour sauver l&#039;unviersité.

Bien cordialement.

Que faire pour vous y aider. ?

Un ancien d&#039;upmc (maths 1984)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>De tout coeur avec vous dans la lutte pour sauver l&#8217;unviersité.</p>
<p>Bien cordialement.</p>
<p>Que faire pour vous y aider. ?</p>
<p>Un ancien d&#8217;upmc (maths 1984)</p>
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		<title>Par : Gilbert Béréziat</title>
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		<dc:creator>Gilbert Béréziat</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 14:21:12 +0000</pubDate>
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		<description>Chaque chose en son temps. C&#039;est dans un an !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque chose en son temps. C&#8217;est dans un an !</p>
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		<title>Par : Tom Roud</title>
		<link>http://www.gilbertbereziat.fr/2009/02/16/pour-l%e2%80%99autonomie-la-lutte-continue-il-y-va-de-l%e2%80%99avenir-des-universites/comment-page-1/#comment-47</link>
		<dc:creator>Tom Roud</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 13:09:17 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;Quant aux espoirs de certains sur la région, ils sont purement et simplement obscènes eut égard aux enjeux universitaires&quot;

Justement, quid de Pécresse elle-même sur ce sujet  ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Quant aux espoirs de certains sur la région, ils sont purement et simplement obscènes eut égard aux enjeux universitaires&nbsp;&raquo;</p>
<p>Justement, quid de Pécresse elle-même sur ce sujet  ?</p>
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