août 15

La fête de l’Assomption est probablement née à Jérusalem au 4ème siècle. Peut être lors de la consécration d’une église dédiée à Marie située entre Nazareth et Bethléem, plus vraisemblablement lors de la consécration d’une autre église à Gethsémani deux siècles plus tard.
La fête fut étendue à tout l’Empire romain par l’empereur Maurice sous le nom de « Dormition de la Vierge Marie ». Grégoire de Tours est le premier à en parler en France, à la fin du VIe siècle. A partir de cette date, l’Eglise fera de Marie un produit d’appel. L’Assomption fut toujours célébrée le 15 août et sera instituée fête nationale par le roi Louis XIII jusqu’à la Révolution française. Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, le 19 février 1806, Napoléon en fera la Saint Napoléon en l’honneur de sa naissance le 15 août 1769 à Ajaccio. Mais par le même décret elle redeviendra la fête de l’Assomption et deux ans plus tard, le 15 août 1808, il décrètera que les écoles doivent désormais suivre les « principes de l’Église catholique » et confie aux Frères des écoles chrétiennes l’enseignement primaire et la formation des instituteurs. C’est la République restaurée qui en fera un jour férié. Ca ne coûtait pas grand-chose puisqu’à la mi-août, « les noisettes ont le ventre roux » et que « la vierge du mois d’août, arrange tout ou défait tout ».
Contrairement aux croyances populaires, le 15 août n’a rien à voir avec la conceptrice de Jésus de Nazareth. Dans la vision étriquée des chrétiens du moyen âge, la mère de Jésus ne pouvait être que vierge lors de sa conception. Ce sont les évangiles qui expliquent comment : l’ange Gabriel annonça à une jeune vierge juive dans qu’elles conditions elle allait accueillir un Tanguy . La question de foi repose donc sur la possibilité qu’un « Intelligent Design » ait pu provoquer la fécondation d’un ovule marial (il n’y a guère que quelques attardés du bas middle ouest qui croient encore à cette histoire de côte d’Adam). Mais malheureusement, pour les intégristes chrétiens de toute obédience, nous savons aujourd’hui que c’est l’ovule qui choisit son spermatozoïde et pas l’inverse. Sans compter qu’il est quasiment acquis que ce pieux sanctuaire, ce vase d’élection, ait probablement par la suite accueilli d’autres semences . La virginité perpétuelle de Marie qu’affirment les Eglises catholique et orthodoxe serait donc un leurre. A moins que cette virginité ne soit qu’un concept ésotérique de plus. Lire la suite »
juil 19

Le 16 juin, jour de mes 68 ans, j’ai quitté l’équipe présidentielle de l’université Pierre et Marie Curie, son comité exécutif et la vice-présidence des relations internationales. La veille nous avions enterré sans tambour ni trompettes Paris Universitas. Trois jours plus tard Valérie Pécresse rendait les armes et signait le décret créant Sorbonne Universités. Louis Vogel, qui sera le premier président de Sorbonne Université, m’a demandé d’être son conseiller. Bye bye donc Zamansky’s Tower and Good bye Panthéon. Des Catacombes de la soif au Cénotaphe de Pierre et de Marie Curie, en passant par la Sorbonne maison mère tout un programme !
Je suis arrivé au sein de l’équipe présidentielle de l’UPMC à la fin du mandat de Jean Claude Legrand, en 1995. Il venait de repousser les tentatives d’OPA sur les stations marines lancées par Claude Allègre. Pour contrer ces opérations, il créa le centre scientifique de la mer et initia une politique visant à leur développement. C’est également lui qui repoussa les appétits de l’Etat sur le centre des Cordeliers dénoncé par une mission de l’inspection générale de l’Education nationale comme « la maison de retraite des professeurs de médecine ». C’est lui qui engagea une politique de restauration d’un site qu’abandonnèrent lâchement les universités Paris 5 et Paris 7 parce qu’elles ne voulaient pas participer financièrement aux investissements nécessaires à sa remise en état. Cette politique fut poursuivie par Jean Lemerle tant en direction des stations marines des Cordeliers. Une fois la rénovation du site des Cordeliers bien engagée et sa transformation en centre de recherche reconnu, il redevint une proie désirable pour les hyènes germanopratines. De cette époque date le premier plan de parachèvement du Campus Jussieu. Ce plan proposait de transformer Cuvier en centre universitaire comportant un dispositif hôtelier pour l’accueil de visiteurs étrangers et une résidence étudiante[1]. Lire la suite »
juin 14

Le 16 juin 2010 on célèbrera l’anniversaire de la déculottée la plus cuisante subie par l’armée française depuis celle de Crécy en 1346, lorsque sa chevalerie fut décimée par les anglais[1]. En moins d’un siècle, ce fut la troisième défaite face à nos cousins germaniques, pourtant issus comme nous de l’empire que Carolus Magnus, roi des Francs, avait fondé plus d’un millénaire auparavant.
Du 10 mai au 22 juin 1940, date de la signature dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne de la honteuse convention d’armistice par le général Huntziger[2] accompagné du général d’aviation Bergeret[3], du vice-amiral Le Luc[4] et de l’ambassadeur Léon Noël[5], 100 000 soldats français sont tués. C’est certes moins que les 250 000 morts en deux mois du début de la Grande Guerre que l’on peut porter à l’actif de l’âne polytechnicien qui commandait des lions mais autant que les 100 000 soldats français tués entre juillet et septembre 1970.
On a gaussé sur la disproportion des forces en présence. En réalité l’Allemagne ne possède pas une supériorité évidente si l’on compare les effectifs des armées respectives à la veille de la déclaration de guerre :

En 1940 Le grand quartier général français draine des moyens humains considérables puisque 1770 personnes travaillent au sein de cet organisme à la fin du mois d’octobre 1939, dont près de 500 officiers. Si on ajoute le personnel des éléments rattachés au grand quartier général, on arrive, à cette même date, à un total de près de 6500 personnes, dont environ 760 officiers. Lire la suite »
mai 14

Je finis mon périple à Singapour où la ministre m’a précédé il y a quelques mois sans y laisser un souvenir impérissable. En contemplant Biopolis et son articulation avec les deux universités phares de la ville Etat on comprend tout le retard français englué dans sa bureaucratie.
En sept années s’est construit ici un complexe de recherche en bioingénierie alors qu’en plus de dix ans un tiers seulement du campus Jussieu est rénové ! Et que depuis quatre ans, de LRU en plan campus et maintenant grand emprunt, les universités françaises intensives en recherche attendent encore l’argent promis. Avant de reprendre l’avion pour Paris le vendredi, j’apprends que la potion du bon docteur Fillon qui n’a rien de magique a été prescrite et qu’elle n’épargnera pas les opérateurs publics que sont les universités. Le lundi j’assiste à un discours de Valérie Pécresse qui s’est invitée à Jussieu. Lire la suite »
nov 20
Nous vous prions de nous excuser auprès de vous chers lecteurs. Le blog a été indisponible durant une dizaine de jours pour cause de saturation de la base de données. Les choses sont rentrées dans l’ordre et la taille de la base de données a été plus que doublé pour pouvoir accueillir notes, commentaires et visiteurs en plus grand nombre encore.
Encore toutes nos excuses.
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