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	<title>le blog de Gilbert Béréziat &#187; Opinions</title>
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		<title>Dura lex sed lex !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 09:52:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voire. L’opéra bouffe de New York et la tragédie d’Oslo ont repoussé au second plan les bégaiements de la politique universitaire sarkozyste. Mais il se murmure ici ou là avec insistance, que l’un des lauréats de l’Idex doit son succès à une présentation complaisante de la réalité de son existant et de ses engagements en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Dura-lex-sed-lex-.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1922" title="Dura lex sed lex !" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Dura-lex-sed-lex-.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href=" http://www.dailymotion.com/video/xarxx0_hadopi-on-punit-polanski-on-oublie_webcam">Voire</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’opéra bouffe de New York et la tragédie d’Oslo ont repoussé au second plan les bégaiements de la politique universitaire sarkozyste. Mais il se murmure ici ou là avec insistance, que l’un des lauréats de l’Idex doit son succès à une présentation complaisante de la réalité de son existant et de ses engagements en matière de gouvernance. Qui peut croire en effet que l’<a href="http://www.ens.fr/">ENS Ulm</a>, le <a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/college/index.htm">collège de France</a>, l’<a href="http://www.obspm.fr/">observatoire de Paris</a> et <a href="http://www.dauphine.fr/">Dauphine</a> vont se regrouper au sein d’une université soumise à la loi Pécresse ? Qui peut croire en outre que l’ENS Ulm se fera Hara Kiri sur l’autel de Shanghai en renonçant au label qui lui assure la troisième place en France alors que l’effet de taille provoqué par l’accroissement du nombre de chercheurs, résultant de la fusion avec des établissements ayant des doses homéopathiques d’étudiants, entraînera inéluctablement un recul important dans leur classement ? Et ce ne sont pas les belles du bois de Boulogne qui pourront les sauver.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président du jury de l’Idex s’est ému du discrédit qui risquait d’en résulter pour son jury. Il a cru bon de préciser ici ou là que la vérification de la véracité des dires des établissements candidats relevait des ministères concernés et non pas de son Jury. C’est un peu court jeune homme. Que dirait-on si la NSF américaine, le MRC anglais ou l’ANR française ne s’assuraient pas de la réalité des listes de publications et la faisabilité des projets transmis par les candidats aux subventions ? En outre, Jean Marc Rapp ne pouvait ignorer que l’un des membres à qui il avait confié le dossier des siamois ennemis (PSL et SU) était un ancien directeur de cabinet du ministre de l’enseignement supérieur, qui plus est issu d’une Ecole impliquée dans l’un des projets. <span id="more-1920"></span>Plus grave pour la crédibilité du dispositif, il se susurre que l’un des coachs autoproclamés des établissements parisiens a transmis de manière unilatérale les bonnes idées contenues dans le projet de l’un des candidats malheureux à l’un des lauréats !</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, l’échec de <a href="http://www.sorbonne-universites.fr/">Sorbonne universités</a> est uniquement dû à son refus de voir l’Idex gouverné par un conseil d’administration type loi LRU dont le périmètre, les compétences et le mode électif ne correspondent nullement à l’objectif retenu qui était de créer à Paris une université globale respectant les libertés académiques de ses membres fondateurs. Mais était-ce à un jury chargé d’évaluer un dossier au premier chef de nature scientifique de se prononcer sur un des choix qui relève des compétences de l’Etat ? On croit rêver lorsque l’on sait que la quasi-totalité des grandes universités américaines dont les membres de ce jury se gargarisent ont une organisation confédérale érigeant en règle le principe de subsidiarité. On va rigoler en septembre car curieusement cette exigence relayée sur le plateau de Saclay par le mercenaire chargé de la remise en ordre du projet de rapprochement entre la vingtaine d’établissements, qui y sont ou vont s’y installer, se heurte d’ores et déjà à l’hostilité de l’<a href="http://www.polytechnique.edu/">Ecole polytechnique</a> et de <a href="http://www.hec.fr/">HEC</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a peu de chose à attendre du nouveau ministre qui déclare ce matin à France Inter : « <em>qu’entre le Parti socialiste et le Tea party c’est le même combat</em> » et que Sarkozy c’est Obama like !</p>
<p style="text-align: justify;">Pauvre France, Saint Sarko priez pour nous ! Desinit in piscem mulier formosa superne[1].<a href="http://www.dailymotion.com/video/x2c6s_iam-la-fin-de-leur-monde_music"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bonnes vacances.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 28 juillet 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">[1] <em><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2c6s_iam-la-fin-de-leur-monde_music">La fin</a> n’est pas à la hauteur du commencement.</em></p>
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		<title>Le retour de l’hôpital des pauvres ?</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 08:14:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Benoist Apparu]]></category>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement a décidé en mai de réduire de 25% le budget du SAMU social, entraînant par là le départ au son des cors de Xavier Emmanuelli clamant l’enterrement du Chiraquisme social. Or les trois quart de ce budget servaient à financer des nuitées d’hôtel (plus de 5000 par jour en Ile de France). Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Le-retour-de-l’hôpital-des-pauvres.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1913" title="Le retour de l’hôpital des pauvres" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Le-retour-de-l’hôpital-des-pauvres.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement a décidé en mai de réduire de 25% le budget du SAMU social, entraînant par là le départ au son des cors de Xavier Emmanuelli clamant l’enterrement du Chiraquisme social. Or les trois quart de ce budget servaient à financer des nuitées d’hôtel (plus de 5000 par jour en Ile de France). Il y a donc eu une réduction drastique des possibilités d’accueil alors que la demande est en augmentation croissante du fait de la crise économique. La conséquence de cette mesure fait que de très nombreuses familles avec des enfants se retrouvent à la rue, ce d’autant plus que les centres d’hébergement habituels refusent de prendre en charge des enfants et que l’hôtel est souvent la seule solution pour elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Un nombre croissant de familles n’ont pas trouvé d’autre solution que de chercher refuge dans les hôpitaux que ce soit auprès des services d’urgences ou des maternités de l’Assistance Publique (APHP). C’est naturellement dans les secteurs les plus populaires de l’est parisien, hôpitaux Robert Debré, Saint Antoine et Lariboisière en particulier, qu’ils ont afflué. Lors d’une réunion en juin entre l’APHP, le SAMU social et la préfecture de Paris, cette dernière avait tenté de minimiser le problème en le présentant comme anecdotique ! La seule décision prise fut de faire une enquête. Les résultats de celle-ci sont édifiants : en six semaines 111 familles ont été « abritées » par des services d’urgence ou des maternités de l’APHP. Ce sont donc 64 enfants qui ont dormi au moins une nuit dans un service d’urgence.</p>
<p style="text-align: justify;">L’APHP avait donné des consignes de ne pas communiquer ces chiffres alarmants, puis a dû se résigner à le faire sous la pression d’un chef de service d’urgence parisien et parce que <a href="http://www.leparisien.fr/societe/des-familles-a-la-rue-se-refugient-aux-urgences-20-07-2011-1538583.php">les journalistes en avaient déjà eu connaissance</a>. Le 5 juillet, une nouvelle réunion a eu lieu et, devant ces chiffres, il a été demandé au SAMU social de traiter en priorité ces familles, ce qui revenait à ne rien faire car il n’avait alors pratiquement plus de solutions. Il est avéré que devant cette situation certains de ses agents ont conseillé aux familles de se rabattre sur les hôpitaux. Le SAMU social a donc instrumentalisé les services d’urgence et les maternités en conseillant aux familles de s’y rendre pour s’y « mettre à l’abri », bien conscient que cela aller poser des problèmes majeurs. De fait cela en a posé et la réaction a été très vive devant ce retour à une conception de l’hôpital qui date de l’ancien régime.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette affaire met en évidence le désengagement massif de l’état sur le plan budgétaire que ce soit via le SAMU social ou les associations caritatives d’aide aux plus fragiles. Avec un cynisme certains les ministres concernés se retranchent derrière une soi-disant politique de long terme qui privilégierait la construction de logements sociaux. Naturellement en cette période de vaches maigres ils le font au détriment des aides au présent. Le bien mal nommé ministère de la solidarité dirigé par Roselyne Bachelot, qui s’était illustrée l’an dernier dans l’affaire du H1N1, joue les Ponce Pilate et se retranche derrière le ministre du logement Benoîst Apparu. On se rappellera que ce dernier avait en toute discrétion quitté en 2008 le logement HLM que <a href="http://www.marianne2.fr/Le-secretaire-d-Etat-Apparu-beneficiait-d-un-logement-HLM_a181170.html">selon Marianne</a> il occupait en contrepartie de ses activités comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Benoist_Apparu">secrétaire national de la jeunesse au RPR</a>. Le dit Apparu qui refusait jusque là de répondre aux journalistes bénéficia d’une interview pour le moins complaisante de France 3 où il ne put donner aucune assurance autre que de renvoyer l’affaire à plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait le problème va retomber une fois de plus sur les collectivités territoriales qui sont déjà débordées sur le plan budgétaire par l’inflation de leur budget social. Bref, tout est réuni pour un accroissement majeur du problème aux urgences et dans les maternités, dernier endroit où il semble rester un peu d’humanité dans ce monde de brutes puisque même les églises ne s’ouvrent plus aux miséreux. L’explosion est attendue par de nombreux observateurs pour la rentrée. Il y a des pressions de plus en plus importantes pour que l’hôpital consacre des moyens à cet hébergement sans lien avec la santé et les soins, ce qui se traduirait une fois de plus par un détournement des maigres moyens consacrés à la santé. A moins que, ressuscitant  l’Hôpital Général créé par la royauté au XVIIème siècle, et reprenant les propositions du brave normalien Wauquier, le gouvernement n’envisage d’y faire travailler les parents voire les enfants pour payer leur hébergement et par là palier à l’évaporation des effectif que l’on va nous imposer pour répondre à la sollicitude des agences de notation. Et pendant ce temps là on créera une prime à la performance pour les médecins libéraux ! Reste à savoir s’ils ouvrirons leurs cabinets aux gueux pour y passer la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où le gouvernement vole encore une fois au secours des banques et où il trouve de quoi financer les praticiens libéraux à la performance, il se refuse à appliquer la loi. Laquelle loi lui donne les moyens juridiques de réquisitionner les logements vacants et l’on sait qu’il en existe de nombreux et pas seulement dans les quartiers populaires. Un dernier point, la droite UMP est vent debout à Palaiseau pour s’opposer à l’attribution proposée par la municipalité d’attribuer 30% des nouvelles constructions dans le cadre de l’opération Palaiseau Saclay au logement social. Ce qui est nécessaire aujourd’hui c’est plus de justice et pas uniquement de la charité et encore moins des effets d’annonce sans lendemain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Pitié-Salpétrière Vendredi 22 juillet 2011</strong></p>
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		<title>La droite jacobine à la manœuvre</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 12:48:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Autonomie des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Joly]]></category>
		<category><![CDATA[loi LRU]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
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		<description><![CDATA[N’en déplaise aux membres de la Noblesse d’Etat qui adorent mon blog, trois faits constatés la semaine passée mettent en relief le caractère schizophrène de la sarkozyste. Le premier est résumé dans un éditorial de &#171;&#160;Le Monde&#171;&#160;[1]. Dédié au développement de l’industrie du solaire il constate que le gouvernement « s’apprête à publier cet été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/La-droite-jacobine-à-la-manœuvre.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1907" title="La droite jacobine à la manœuvre" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/La-droite-jacobine-à-la-manœuvre.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">N’en déplaise aux membres de la Noblesse d’Etat qui adorent mon blog, trois faits constatés la semaine passée mettent en relief le caractère schizophrène de la sarkozyste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier est résumé dans un éditorial de &laquo;&nbsp;<em>Le Monde</em>&laquo;&nbsp;[1]. Dédié au développement de l’industrie du solaire il constate que le gouvernement « <em>s’apprête à publier cet été un nouveau dispositif destiné en principe à relancer la filière </em>[du développement du solaire]<em>… A y bien regarder tout semble fait pour compliquer, retarder et surtout encadrer…. La France va réussir cet exploit d’être l’un des rares pays à perdre des emplois dans une filière pourtant porteuse d’avenir</em> » ! A vrai dire, ce qui se passe dans le secteur des énergies nouvelles ressemble étrangement à ce qui se passe pour l’université.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir surfé sur le désir des universitaires d’une autonomie renforcée lors de la campagne électorale de 2007, le temps des contrôles et du dirigisme est revenu. J’ai dit ce que je pensais des premiers dans de nombreux articles. Mais le projet d’arrêté qui vient d’être soumis au CNESER montre aussi que l’heure est à la démagogie pré-électorale. Au printemps 2002, Jack Lang avait cédé aux étudiants en refusant la césure entre la licence et le master et aux caciques des sciences humaines, sociales et juridiques en instaurant la sélection après la première année de master. Le couple WP vient de rééditer l’exercice en fixant des normes plancher ne reposant sur aucune étude sérieuse et en prétendant imposer aux universités les modalités pratiques de déroulement du cycle licence alors que selon la loi LRU celles-ci sont du strict ressort des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Un troisième fait montre bien que, malgré une propagande intensive, le sarkozysme ne s’est pas attaqué aux racines profondes du mal français. Cette année, avec une balance courante négative de près de 45 milliards d’euros, le déficit commercial dépassera les 70 milliards. La dette publique atteindra 85 % du produit intérieur brut. Crash tests des banques réussis ou pas, la France n’est pas à l’abri d’une récession profonde et durable. L’économiste Laurent Faibis réclame dans « <em>Les Echos</em> » du 13 juillet un <a href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221136438/pourquoi-france-doit-chang">nouveau modèle économique</a> :<span id="more-1903"></span> « <em>Nos gouvernements successifs ont stimulé la demande plutôt que l&#8217;offre. Ils ne se sont pas préoccupés des équilibres extérieurs. La grande distribution a fait baisser les prix en important toujours davantage. A coup d&#8217;avantages fiscaux, on a misé sur les services à la personne, la restauration et la réparation du logement plutôt que sur l&#8217;industrie et les services à forte valeur ajoutée… Nos déficits proviennent fondamentalement d&#8217;une carence de PME innovantes et performantes. Certes, nous avons une flotte importante de grandes multinationales en excellente santé. Mais avec la crise, elles ont très logiquement accéléré leur redéploiement hors de France. A l&#8217;autre bout du spectre, nous avons beaucoup de très petites entreprises&#8230; En conséquence, la France des entreprises ressemble plus que jamais à un sablier, très étroit au milieu </em>[c'est à dire les PME, GB]<em>… La France doit changer de modèle économique. Il lui faut rebasculer dans une stratégie de l&#8217;offre orientée vers les PME à forte valeur ajoutée. Pour se débarrasser durablement des déficits, il ne suffit pas de proposer moins cher. Il faut aussi offrir mieux. Et d&#8217;abord sortir du modèle en sablier.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que le rapporteur général du budget est bien obligé de rappeler que les entreprises du CAC 40 paient beaucoup moins d&#8217;impôt sur les sociétés que les PME. Selon « <em>Les Echos </em>» du 23 juin, il en découle un écart substantiel de 20 points entre petites et grandes entreprises. Rapporté au chiffre d&#8217;affaires, l&#8217;« <em>intensité </em>» de prélèvement est bien supérieure dans les petites entreprises[2]. J’ajoute que le secteur sélectif de l’enseignement supérieur a vu son budget s’accroître plus vite que celui des universités qui doivent se contenter du mirage du grand emprunt.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour assurer un développement durable la Nation a besoin d’universités fortes et autonomes capables de contracter directement avec le tissu industriel que représentent ces PME. Mais le développement durable et les universités ne sont que les faux nez du sarkozysme et les ennemis de la noblesse d’Etat qui a toujours préféré le CAC 40 aux PME et les soi-disant grandes écoles aux universités. En fait, ainsi que le constatait un <a href="http://www.vjf.cnrs.fr/histrecmed/entretiens/demaille/demaille.html">ancien directeur des sciences de la vie du CNRS</a> qui fut aussi conseiller d’Hubert Curien : « <em>La France est un pays bureaucrate. Il faut bien occuper tous ces hauts fonctionnaires pour mettre des bâtons dans les roues des entrepreneurs </em>» et ils s’y entendent fort bien pour en mettre aussi dans celles des réformateurs au besoin d’ailleurs en les submergeant de réformettes : « <em>il faut que tout change pour que rien ne bouge</em> » !  Et Jacques Demaille ajoutait, déplorant le hiatus entre l’industrie et l’université : « <em>Il faut dire aussi que nous avons des industriels méfiants vis-à-vis de l’université. L’industriel il se méfie instinctivement et quasi irrationnellement du monde universitaire. D’abord par ce qu’il est rarement issu de l’université mais des écoles d’ingénieurs. Ensuite parce qu’il nous prend pour des idiots incapables de comprendre le monde du travail, ce en quoi il n’a pas complètement tort </em>». L’éditorialiste de &laquo;&nbsp;<em>Le Monde</em>&nbsp;&raquo; déplore que pour ce qui concerne les énergies photovoltaïques, « <em>l’Etat favorise les grands groupes au détriment des petites unités. Ne faut-il pas voir, enfin, dans le schéma que nous propose un ministère dominé par les ingénieurs des Mines, l’obsession de tout centraliser, le vieux réflexe jacobin d’une élite formée pour tout contrôler ! Y compris les rayons du soleil. </em>» Décidément, la nuit du 4 août est à recommencer.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais plutôt que de s’occuper de l’essentiel, d’ailleurs en a-t-il la possibilité, le fils de notaire vendéen qui nous sert de premier ministre préfère argumenter sur l’histoire avec une française par choix en oubliant que le 14 juillet évoque d’abord à nos mémoires la prise de la Bastille et fut proposé comme fête nationale par Benjamin Raspail député de la Seine pour la gauche républicaine. Raspail était de la vraie gauche mais ses amis plus modérés préférèrent la référence à la journée de la fédération qui sonnait mieux aux oreilles de la bourgeoisie naissante. Pendant ce temps-là la chouannerie combattait la république au profit de la restauration monarchique. La proposition d’Eva Joly est donc tout sauf inconvenante. Il est vrai que depuis la restauration puis le second empire, dans notre pays l’armée à toujours été plus douée pour défiler que pour gagner des guerres à l’exception notable des conquêtes coloniales qui tenaient plus de la Razzia que de la guerre proprement dite.</p>
<p style="text-align: justify;">La droite française a toujours manié les aventures militaires comme succédanée de ses difficultés économiques ou de ses turpitudes. Nous en avons eu ces dernières semaines l’illustration par l’instrumentalisation médiatique des affaires libyennes et afghanes.  Et il s’est toujours trouvé quelques adeptes de la fausse gauche pour lui filer la main et justifier l’injustifiable au nom des droits de l’homme. Maintenant que nous avons une armée de mercenaires (pardon, de métier…) rien ne justifie plus ce piètre défilé. Le 14 juillet, j’ai préféré visiter l’exposition Brassens à la cité de la musique car comme <a href="http://www.dailymotion.com/video/x2kfvo_georges-brassens-la-mauvaise-reputa_music">il le chantait</a> mieux que moi «<em> la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas </em>».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 18 juillet 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">[1] <em>Samedi 16 juillet 2011</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Selon Les Echos, à partir des liasses fiscales des entreprises soumises   à l&#8217;impôt sur les sociétés, transmises par Bercy, il apparaît que   l&#8217;impôt par le CAC 40 s&#8217;est élevé à 13,5 milliards d&#8217;euros en cumulé sur   les exercices clos entre 2007 et 2009. Une fois déduits les crédits   d&#8217;impôt qu&#8217;ont fait jouer les entreprises, leur impôt net ne s&#8217;est plus   monté qu&#8217;à 10 milliards. Soit un impôt sur les sociétés équivalent en   moyenne à 86 millions d&#8217;euros par groupe et par an, représentant&#8230; 0,4 %   de leur chiffre d&#8217;affaires réalisé en France. Et encore ce chiffrage   n&#8217;inclut-il pas le crédit d&#8217;impôt recherche évalué à au moins 500   millions d’euros par an pour le CAC 40.</em></p>
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		<title>Grand Emprunt, Leurre ou Escroquerie ?</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 14:57:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autonomie des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
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		<description><![CDATA[L’affaire newyorkaise, comme un réacteur nucléaire en surchauffe, n’en finit pas de déclencher des réactions en chaînes. Belle occasion pour Sarkozy de se débarrasser à moindre frais d’une ministre des finances, rare femme politique n’étant pas passée par les filières élitistes[1], mais au bilan plus qu’ambigu et inutilisable pour sa campagne électorale. Alouette, gentille Lallouette, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Grand-Emprunt-Leurre-ou-Escroquerie.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1893" title="Grand Emprunt, Leurre ou Escroquerie" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Grand-Emprunt-Leurre-ou-Escroquerie.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire newyorkaise, comme un réacteur nucléaire en surchauffe, n’en finit pas de déclencher des réactions en chaînes. Belle occasion pour Sarkozy de se débarrasser à moindre frais d’une ministre des finances, rare femme politique n’étant pas passée par les filières élitistes[1], mais au bilan plus qu’ambigu et inutilisable pour sa campagne électorale. Alouette, gentille Lallouette, je te plumerai ! Mais au jeu des chaises musicales, l’hyper-président n’est pas vraiment à son avantage. Le sémillant François Baroin dont le moins que l’on puisse dire est que sa formation initiale ne le prédestinait pas à devenir ministre des finances[2] a réalisé le holdup du siècle en menaçant de lâcher l’hyper. Tout cela n’a pas grande importance car on sait qu’à Bercy le gratin de la noblesse d’Etat a tout loisir de contrôler les ministres. D’ailleurs l’arrivée de la fée de la rue Descartes[3] au budget lui permettra de veiller à ce que les promesses du soi disant «<em> grand emprunt</em> » ne se traduisent dans les faits que pour les opérations décidées rue du faubourg Saint Honoré dans la perspective des élections à venir, c&#8217;est-à-dire pour les copains et les coquins. Pour veiller au grain de la noblesse d’Etat, elle sera remplacée par le brave Wauquiez[4] qui pourra ainsi mettre à exécution son rêve ancestral, comment faire travailler les pauvres. Et pourquoi ne ressusciterait-il pas l’Hôpital Général créé par la compagnie du Saint Sacrement sous Louis XIII, afin de générer d’importants bénéfices pour l’Eglise en faisant travailler les enfants, les femmes et les gueux internés à la Salpêtrière ? Sans doute proposera-t-il que les étudiants boursiers consacrent une partie de leur temps à des travaux d’intérêts général pour compenser le manque à gagner que l’Etat refuse de donner aux universités autonomes ! Autre démocrate chrétien, le brave Le Maire[5], rescapé de la Giscardie, n’a eu d’autre solution que d’avaler une grosse couleuvre et de continuer à veiller aux intérêts des céréaliers et des betteraviers.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette affaire, la plus heureuse c’est la fée de la rue Descartes car en vérité elle était à bout de souffle à l’enseignement supérieur. <span id="more-1888"></span>Sa tâche au ministère du budget, dans l’organisation sarkozyste, sera plus que modeste mais par contre le président pourra tirer le plus grand profit de son nouveau porte-parole, je devrais dire sa ministre de la propagande, car en matière de mauvaise foi et de poudre aux yeux elle est imbattable Valérie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’AEF qui n’est pas à une flagornerie près a tenté avec grande difficulté de dresser un portrait flatteur de son activité depuis 2007 :</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la formation le plan licence pour lequel les promesses financières n’ont pas été tenues elle s’est attirée les critiques de l’inspection générale, que n’a pu lever le comité de suivi qu’elle avait installé et va sans doute se traduire par une nouvelle couche de réglementation ; La mastérisation a été, selon un président proche de la majorité présidentielle « <em>un fiasco complet</em> » ; la réforme de la première année des formations de santé imposée aux universités est en passe de faire pschitt.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne l’autonomie universitaire, l’élan de 2007 s’est tari dès 2008 par le renforcement des contrôles tatillons et le refus du ministère de l’enseignement supérieur et de Bercy d’engager des négociations honnêtes sur la masse salariale incluant les charges supplémentaires créées par cette autonomie, l’obligation de laisser les fonds correspondants à France Trésor, le refus de transférer les biens immobiliers à toutes les universités qui l’ont réclamé, montre que c’est surtout le transfert des ennuis qui a été réalisé. En fait on a assisté à un net recul des procédures contractuelles telles qu’elles existaient auparavant. Bref, l’Etat a repris d’une main ce qu’il donnait de l’autre et les universités sont dans des difficultés financières accrues.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux chantiers présentés comme des mesures phares du quinquennat, le plan campus et le soi disant grand emprunt se sont révélés de pures tactiques préélectorales pour 2012. En ce qui concerne le plan campus qui fut un fiasco en Ile-de-France, la mission économique de contrôle du parlement constate que les deux premières années de rapport de la « <em>manne </em>» représentée par la vente des actions d’EDF ont disparu et seuls les bétonneurs de la zone située autour de polytechnique à Saclay ont bénéficié des subventions directes. En région, très peu de choses ont été mises en chantier trois ans après le lancement. Selon un article des « <a href="http://www.lesechos.fr/"><em>Echos</em></a> », « <em>cinq ans après, les universités n&#8217;ont perçu que 70 millions d&#8217;euros. Un peu plus de 1 % de la somme vantée par Valérie Pécresse à longueur de communiqués</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’opération pompeusement baptisée « <em>investissements d’avenir</em> » pour copier les Allemands, il faut remarquer que les deux tiers des sommes correspondent à des crédits non consomptibles, qui n’arriveront que tardivement voire jamais dans les caisses des universités autonomes. « <a href="http://www.lemonde.fr/"><em>Le Monde</em></a> » fait remarquer que « <em>par rapport à l’Allemagne c’est beaucoup moins pro… Plusieurs couacs ont émaillé des différents appels d’offres français…</em> »[6] Pour diluer le dispositif, donner du travail à la noblesse d’Etat et permettre au « <em>small is beautiful à la française </em>», c.a.d. toutes  les Ecoles et institutions microscopiques dépourvues d’étudiants, de profiter de la pseudo manne, pas moins d’une quinzaine d’appel d’offres ont été lancés, ce qui a brouillé le message auprès de la communauté universitaire. En 2005, seuls trois appels d’offres avaient été ouverts dans le cadre de l’initiatrice d’excellence Allemande.  J’ajoute que la totalité des financements étaient arrivés dès 2007 dans les banques choisies par leurs universités. Comme toujours on se lamentera que le fossé se creuse avec l’Allemagne…</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour même du départ de Valérie, le fleuron de ses initiatives d’excellence à la française faisait plouf. De fuite en fuite provenant de membres français du jury, deux Normaliens (dont son ancien directeur de cabinet ennemi juré de Sorbonne Universités et présentement vice-président à l’EPFL, l’autre ayant porté sur les fonds baptismaux l’alliance de Saint Geneviève et du bois de Boulogne), un Pont et un X-Mines mais aucun véritable universitaire, on apprenait que la montagne avait accouché d’une souris en sélectionnant une pseudo-association dont les membres sont incapables de mettre sur leur site des « <em>facts and figures</em> » certifiés, ce qui n’a pas le moins du monde ému le jury international, et deux ensembles universitaires dont le seul référentiel mesurable est qu’ils sont en recul constant depuis plusieurs années au classement de Shanghai[7], le classement honni de la noblesse d’Etat. C’est pas avec ça que l’objectif affiché par Sarkozy au début de son mandat de hisser dix universités françaises au top cent des universités mondiales se réalisera.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres arrivants du remaniement gouvernemental sont tous des seconds couteaux qui ne redorent pas vraiment le blason de l’ensemble. Jean Leonetti « <em>vieux radsoc de 62 ans</em> », cardiologue marseillais, aurait sans doute été plus utile pour s’occuper de la dépendance que des affaires européennes.  Marc Laffineur un autre médecin de 63 ans anesthésiste réanimateur de formation et politicien du « <em>marais </em>» il s’appliquera n’en doutons pas à endormir les anciens combattants ! Claude Greff infirmière de 57 ans s’occupera de la condition féminine espérons, car l’espoir fait vivre, qu’elle saura réorienter le grand emprunt pour faire émerger des actions favorisant l’égalité Femmes-Hommes dans les fonctions électives, universitaires et au sein des conseils d’administration du CAC 40. Le brave François Sauvadet, 58 ans, fils d’agriculteur, spécialiste du retournement de veste et du ralliement, mal récompensé jusqu’alors, sert de bouche trou à la victime collatérale de Strauss Kahn. Cerise sur le gâteau, le benjamin,  l’inénarrable David Douillet, judoka jadis très proche des époux Chirac et de leur fille, mal recyclé dans les affaires puisque failli, s’occupera de glaner pour Sarkozy les voix des Français de l’Etranger sans alourdir son compte de campagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la soirée du Jeudi 30 juin, patatras la belle construction se grippe empéguée dans les méandres de l’affaire DSK. Et l’hyper qui pensait bien se refaire une virginité morale sur les décombres d’un parti socialiste empêtré dans le donjuanisme de son leader maximo se retrouve à l’arrière plan des médias. Le fameux Bernard petit fils du «<em> grand  Robert</em> », fils du « <em>fidèle Michel</em> » et frère du premier président du conseil constitutionnel à s’afficher aux « <em>Grosses têtes</em> » est obligé de faire amende honorable. Empêtré dans ses déclarations intempestives du 16 mai, il tente de les justifier par ce qu’il saurait du prévenu mais dont il ne peut rien dire et par ce qu’il avait « <em>été en direct avec un certain nombre de gens qui travaillent au Sofitel et en particulier un ami d&#8217;enfance de [son] collaborateur</em> ». Mais peut-être, lui qui semble si bien informé de ce qui se passe dans cet hôtel, pourrait il aussi nous faire part de la teneur des entretiens téléphoniques entre le patron de l’hôtel Sofitel de New York et le patron parisien de la Chaîne Accord et entre ce dernier et les services de l’Elysée dans cette fameuse nuit du 14 au 15 mai 2011 ? Dès lors que l’on connait les relations nouées dans le passé entre le premier flic de New York et le premier flic de France flottera toujours un parfum de manipulation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>12 place du Panthéon le 4 juillet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1]<em> Chrisine Lallouette, née de parents enseignants, médaille de bronze de natation synchronisée, maîtrise d&#8217;anglais, maîtrise de droit des affaires et un diplôme d&#8217;études supérieures spécialisées de droit social à l&#8217;Université de Nanterre.</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Stanislas, Etudiant à l&#8217;Université Panthéon-Assas, il est titulaire d&#8217;un DESS de défense, d&#8217;un DESS de sciences de l&#8217;information et d&#8217;un DEA de géopolitique.</em></p>
<p style="text-align: justify;">[3] <em>Née à Neuilly,  Ginette, HEC, ENA et conseil d’Etat</em></p>
<p style="text-align: justify;">[4]<em> Né dans une famille d’industriels de Tourcoing, ENS, agrégation d’histoire, ENA et conseil d’Etat</em></p>
<p style="text-align: justify;">[5] <em>Né à Neuilly, ENS, agrégation de lettres modernes</em></p>
<p style="text-align: justify;">[6]<em> 28 juin 2011</em></p>
<p style="text-align: justify;">[7] <a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Classement-de-Shanghai1.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1898" title="Classement de Shanghai" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/07/Classement-de-Shanghai1.bmp" alt="" width="497" height="401" /></a><em><br />
</em></p>
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		<title>Hystérie et Hypocrisie !</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 10:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[bac]]></category>
		<category><![CDATA[baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[licence]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Chatel]]></category>
		<category><![CDATA[prépas]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce mois où l’on célèbre le 100ème anniversaire de la première de Pétrouchka d’Igor Stravinsky au Palais Garnier, la semaine qui vient de s’écouler était la fête des jeunes. « J’ai déjà mon bac je vous rends service donc soyez content » c’est ainsi que l’internaute Chaldeen accompagnait l’énoncé du problème de statistique qu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Hystérie-et-Hypocrisie-.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1880" title="Hystérie et Hypocrisie !" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Hystérie-et-Hypocrisie-.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En ce mois où l’on célèbre le 100ème anniversaire de la première de Pétrouchka d’Igor Stravinsky au Palais Garnier, la semaine qui vient de s’écouler était la fête des jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">«<em> J’ai déjà mon bac je vous rends service donc soyez content</em> » c’est ainsi que l’internaute Chaldeen accompagnait l’énoncé du problème de statistique qu’il avait obtenu d’un hold up dans une imprimerie de la république proclamée inviolable par l’ineffable Daniel Bancel. C’est ainsi qu’une fuite a été découverte concernant une question de l’épreuve de mathématiques (une question portant sur les statistiques et qui s’est révélée être la plus facile de l’épreuve et représentant 20% de la note totale). Sont concernés les 165 000 candidats de la série S du baccalauréat général.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après le journal « <a href="http://www.lemonde.fr/">le Monde</a> », une circulaire rédigée par le cabinet de Luc Châtel mercredi dernier fait une série de recommandations aux jurys. Intitulée « <em>Mesures prises suite aux soupçons de fuite </em>», elle propose de transformer les quatre points de l’exercice « <em>neutralisé </em>» en « <em>bonus </em>». « <em>Pour chacun de ces exercices [2, 3 et 4], il est demandé de répartir les points redistribués sur les réponses les mieux réussies par les candidats </em>». Il en profite pour améliorer le rendement de l’épreuve. « <em>Une attention particulière sera portée, lors des délibérations, à ceux dont la moyenne générale est à un point d’un des seuils décisifs tels que : admission à l’oral (entre 7 et 8 ) ; obtention au premier tour (entre 9 et 10) ; mentions (respectivement entre 11 et 12, entre 13 et 14, entre 15 et 16).</em> » Année pré-électorale oblige, il s’agit d’augmenter les notes mais, prudence, après avoir jeté un œil au livret scolaire. Il y est précisé que «<em> devra être particulièrement considéré l’écart produit par une note de mathématiques manifestement éloignée du niveau des candidats tel qu’attesté par leur livret scolaire. </em>» Comme j’aurais aimé être au jury du bac cette année !</p>
<p style="text-align: justify;">Les professeurs de mathématiques des lycées ont réclamé l’annulation de l’épreuve. Des parents d’élèves ont saisi la justice. Si l’épreuve de mathématiques était annulée par un tribunal administratif, le coût additionnel pour la correction des 165 000 nouvelles copies de mathématiques serait de 825 000 euros sans compter les dispositifs annexes pour la tenue de l’épreuve.<span id="more-1878"></span> Il y avait bien sûr une solution plus simple, donner la note maximum à cet exercice pour toutes les copies afin d’effacer l’effet d’aubaine. La réponse disproportionnée du ministre a déclenché un tel tir de barrage que l’on se demande si elle n’était pas destinée à discréditer encore plus l’épreuve du baccalauréat qui n’en avait pas besoin. Mais c’est faire trop d’honneur à Monsieur Luc Châtel que de le croire capable d’une réflexion aussi élaborée. Cela nous promet un beau livre à l’automne puisque  l’on nous annonce un livre d’entretien avec le miraculé de la république[1]. Il ne sera pas difficile qu’il soit d’un niveau plus relevé que celui de la Fée de la rue Descartes et du Germanopratin, mais espérons qu’il soit moins ennuyeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde reconnait que la façon dont est délivré le sésame d’entrée dans l’enseignement supérieur n’est plus adéquate. D’ailleurs cela fait belle lurette que les proviseurs des lycées possédant des classes préparatoires vont faire leurs emplettes chez leurs collègues dès le mois de janvier afin que les soi-disant « pépites » ne s’égarent pas dans les universités. La langue de bois prévaut partout dès lors que l’on parle du baccalauréat, car il y a bac et bac ! Cette année, 654 548 candidats était inscrits dont la moitié dans les trois séries du baccalauréat général (sciences, lettres, sciences économiques), un gros quart dans un des six baccalauréats technologiques (Sciences technologiques de laboratoire, Sciences et technologies de l&#8217;industrie et du développement durable, Sciences et technologies de la gestion, Sciences et techniques sanitaires et sociales, Hôtellerie, Techniques de la musique et de la danse) et un petit quart dans l’une des <a href="http://www.bac-pro.net/bac/liste-des-bac-pro.php">75 spécialités du baccalauréat professionnel</a> ! Il suffit de consulter la liste des spécialités pour imaginer ce qu’il adviendra des titulaires d’un baccalauréat professionnel qui, ne trouvant pas d’embauche ou de place en section de technicien supérieur, s’inscriront dans une licence universitaire ! Le bac technologique est guère mieux loti puisque les IUT et les SST qui ont, contrairement aux départements de licence des universités le droit de sélectionner, préfèrent d’abord recruter des bacheliers généraux.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonce de la réforme de la licence que la bonne Fée de la rue Descartes veut enquiller de force aux universités autonomes est tout sauf révolutionnaire. Démagogie pré-électorale ? il s’agit de caresser dans le sens du poil les organisations étudiantes, le journal « <a href="http://www.leparisien.fr/"><em>Le Parisien</em></a> » du 23 juin a salué l’initiative « il y aura aussi nettement plus d’heures de cours. Elles seront désormais fixées à un minimum de 1500 heures  pour se rapprocher du modèle des classes préparatoires ». Les étudiants ont applaudi en réclamant évidemment des créations d’emplois. Pour atteindre le taux d’encadrement des classes préparatoires, il y a du pain sur la planche car cela implique que l’on bascule la totalité des enseignements au sein de groupes d’effectifs  réduits (pas plus de 30 étudiants). Si l’on veut que les universitaires puissent aussi consacrer la moitié de leur temps à la recherche alors il faut secondariser le cycle licence, ce que réclament d’ailleurs certains depuis quelques temps. Mais même dans ce cas, je mets au défi la fortiche issue d’HEC et passée par l’ENA de nous fournir un business plan crédible là-dessus. Grand emprunt va-t-on nous répondre ? Mais avant de les dividendes de l’argent placé arrivent dans les universités, il y aura perpette que les bacheliers qui vont y entrer en septembre les auront quittées.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réforme de la licence peut être nécessaire, mais elle ne pourra être positive si l’on ne repense pas le rôle respectif des différents systèmes post-baccalauréat de l’enseignement supérieur. A qui sont destinées les sections ST des lycées et les IUT ? Dès lors que l’on décide de laisser en place, voire de renforcer comme l’a fait Pécresse, les classes préparatoires, il est illusoire de vouloir réformer la licence de manière autoritaire et réglementaire. Je préconise bien au contraire de laisser l’autonomie universitaire jouer à plein et de réaliser une évaluation ex-post de leurs réalisations. Ceci implique que les universités soient autorisées à ajuster le nombre d’inscriptions à leurs effectifs et à leurs moyens financiers. Cela implique naturellement une négociation financière serrée entre l’Etat et ces établissements. Négociation prévue par la loi LRU mais qu’elle a refusé de mettre en œuvre lors du passage à l’autonomie. Madame Pécresse a de l’ambition dit-on. Soit ! Mais l’ambition sans les moyens est un  crime.</p>
<p style="text-align: justify;">« <a href="http://www.lesechos.fr/"><em>Les Echos</em></a> » du 23 juin reviennent sur une autre réforme emblématique de notre bonne fée, celle créant la première année d’études en santé : « <em>La réforme des études n’y a rien changé : pour les étudiants en médecine la première année demeure un jeu de massacre. Pour accroître leurs chances de succès, ils s’inscrivent en masse dans les prépas privées, devenues de véritables « cash machines »</em> ». 50 000 candidats cette année pour 7 400 places soit un taux de réussite de 15%, c’est plus sélectif que l’entrée à Polytechnique ! Le marché est de 150 millions d’euros annuel avec des tarifs variant de 2 000 à 8 000 euros à la charge de l’étudiant. Le bénéfice de ces cours est inquantifiable, ce n’est pas leur contenu qui en justifie le prix, mais comme pour les classes préparatoires privées c’est dit-on l’efficacité du coaching. « <em>Les Echos </em>» poursuivent tranquillement en prévoyant que : « <em>mécaniquement la préparation de concours vers ces métiers [de santé] va donc créer de nouvelles niches d’enseignement </em>». De fait, cette première année de médecine est en cours de privatisation. Comme la quasi-totalité des cours est en ligne, il y a fort à parier que la prochaine étape sera constituée par le droit de se présenter à ce concours comme candidat libre ce qui démontrera clairement que cette première année ne sert plus à rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans &laquo;&nbsp;<em>le Monde</em>&nbsp;&raquo; du 24 juin, Sylvie Kauffmann s’interrogeait : « <em>qu’y a-t-il donc de commun, hormis les jeans, Facebook et la Méditerranée, entre ces jeunes de Tunisie ou d’Egypte, et ceux d’Espagne ou de Grèce ?</em> » Et elle donne immédiatement la réponse en référence aux Etats-Unis et à l’Europe : « <em>ils sont tous le produit d’un système socio-économique dont les promesses reposent sur un niveau d’éducation </em>». Mais elle oublie de dire qu’aux Etats Unis comme en Europe, le succès de ce modèle repose d’abord sur l’existence d’une économie créatrice d’emplois très qualifiés. La parabole du diplômé vendeur de fruits et légumes est valable en France comme en Tunisie. N’inversons pas les responsabilités, ceux qui sont aux premiers chefs les responsables des crises ne sont pas ceux qui transmettent la connaissance. Ce sont d’abord ceux qui, de fait, contrôlent l’économie, à savoir les banquiers et leurs hypocrites agences de notation. Pour créer des entreprises productrices de biens à haute valeur ajoutée, encore faut-il qu’il y ait des crédits disponibles pour des risques raisonnés et pas qu’ils soient réservés aux mastodontes et au boursicotage. Tous ceux qui ont inventé les sub-primes devraient croupir en prison. Mais tous ces gens là ne font pas leurs courses dans les supermarchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Indignez-vous nous recommande Stéphane Hessel. Certes, mais cela ne suffira pas. Un nouveau paradigme est nécessaire, le bing bling ne marche plus, la révolte couve.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 28 juin 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em>Jean Pierre Chevènement</em></p>
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		<title>Un mois de juin qui a bien commencé !</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 09:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Baptiste Prévost]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Ferry]]></category>
		<category><![CDATA[UNEF]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pays, faute de discuter sur le fond de ce que pourrait être une alternative au Sarkozysme dans le cadre d’un monde rendu plus ouvert par les progrès scientifiques et techniques s’enlise dans la médiocrité. Nos journaleux sont réduits à puiser sur la toile leurs sujets d’articles en ce printemps pourri. Une des grandes universités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Luc-Ferry.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1872" title="Luc Ferry" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/06/Luc-Ferry.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le pays, faute de discuter sur le fond de ce que pourrait être une alternative au Sarkozysme dans le cadre d’un monde rendu plus ouvert par les progrès scientifiques et techniques s’enlise dans la médiocrité. Nos journaleux sont réduits à puiser sur la toile leurs sujets d’articles en ce printemps pourri. Une des grandes universités parisiennes laisse fuiter via le « Canard enchaîné » une information partielle concernant un ancien ministre. Oubliant d’ailleurs qu’il a bien fallu que le président de l’université en question donne son accord et saisisse son conseil d’administration lorsqu’à l’issue de sa fonction ministérielle il a été mis à la disposition d’une autre institution publique pour y accomplir quelques menues fonctions en toute quiétude. Dès lors que cette mise à disposition prenait fin, et constatant que le service d’enseignement n’était point assuré malgré des relances effectuées dans les formes légales, le président de l’université avait tous pouvoirs pour faire avaliser par son conseil d’administration la suspension du traitement. Or il ne l’a pas fait. S’est-il déchargé à bon compte sur un hebdomadaire spécialisé d’une délation qu’il ne désirait pas assumer ? Je n’aime pas Monsieur Luc Ferry car, de mon point de vue, être philosophe n’autorise ni le persiflage ni des pratiques que ma morale réprouve. Mais le procédé utilisé à son encontre n’est guère plus élégant que le ministre qui se fait l’écho des poubelles marocaines. D’autant plus que dans le même temps le président de cette université refuse de payer les dettes qu’il a envers l’<a href="http://www.upmc.fr/">UPMC</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier est d’ailleurs traité de manière partiale par l’actuelle ministre et par les médias. Si nous avions une ministre de l’enseignement supérieur digne de ce nom, elle aurait pu se saisir de cet incident pour ouvrir le dossier des cumuls et des décharges de service qui sont, n’en déplaise aux syndicats, légions et appauvrissent les universités autonomes. Au lieu de cela le gouvernement propose de rembourser le salaire net de monsieur Ferry à l’université mais quid des versements sociaux qui devront toujours être prélevés sur sa masse salariale ? Et pourquoi ne règle-t-il pas la facture due par cette université à l’UPMC ? C’est d’ailleurs une pratique que l’<a href="http://www.inria.fr/">INRIA</a>, le <a href="http://www.cnrs.fr/">CNRS</a> et l’<a href="http://www.inserm.fr/">INSERM</a> pratiquent depuis de nombreuses années. Si nous avions des médias dignes de ce nom ils s’interrogeraient aussi sur la pertinence d’autres pratiques tout aussi légales comme le cumul de certains députés avec des rémunérations liées à leurs fonctions antérieures. Pourquoi ne vont-ils pas interroger là-dessus l’éternel donneur de leçon pour les autres, Bernard Debré ? Ils pourraient aussi s’interroger sur les établissements de la Noblesse d’Etat qui payent des prestations à des professeurs sans défrayer en quoi que ce soit les universités dont ils sont les salariés et parfois sans avoir même pris la précaution d’obtenir leur accord ! Que ne dirait-on pas si un ingénieur de chez Renault faisait des piges clandestines chez Citroën ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le 9 juin, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Pr%C3%A9vost">Jean-Baptiste Prévost</a>, ancien président de l&#8217;<a href="http://www.unef.fr/">UNEF</a> revient dans une interview à l’<a href="http://www.aef.info/public/fr/nonabonne/accueil/accueil.php">AEF</a> sur ses déclarations faites lors de son départ de la direction du syndicat étudiant : <span id="more-1870"></span>« <em>On assiste aujourd&#8217;hui à un repli corporatiste d&#8217;une partie du milieu enseignant, qui est sans doute compréhensible aux vues des difficultés qu&#8217;ils rencontrent, mais qui est lourd de conséquences pour porter un projet alternatif à l&#8217;actuelle politique gouvernementale</em> ». Quelle belle découverte ! Selon l’AEF il s&#8217;inquiète du renouveau d&#8217;un discours réactionnaire à l&#8217;université porté par les « Refondateurs » tels qu&#8217;Olivier Beaud ou Marcel Gauchet : « <em>Pour ces gens-là, de droite comme de gauche, l&#8217;échec des étudiants relève de la responsabilité individuelle, pas de celle d&#8217;un système qu&#8217;il faudrait réformer. Pour eux, refonder l&#8217;université, c&#8217;est liquider la démocratisation.</em> » Il reproche également aux présidents d&#8217;université d&#8217;être devenus des gestionnaires et pas les meilleurs. On pourrait bien sûr lui retourner le compliment dès lors qu’il affirme avoir voulu face à Sarkozy avoir une approche syndicale sans même se poser les questions essentielles et rechercher des alliés. A quoi rime en effet de clamer victoire sur la non sélection à l’entrée des licences et des masters (alors qu’elle est maintenue entre la première et la deuxième année de master) et qu’elle s’est étendue dans les filières sélectives (Dauphine, entrée dans les masters scientifiques, recrutement dans les masters littéraires d’élite à partir des élèves des classes préparatoires littéraires reçus collés aux ENS et aux IEP) ? Pourquoi cette absence de toute remise en cause des classes préparatoires ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quand Jean-Baptiste Prévost justifie la participation au mouvement de 2009 où s’est concrétisée la jonction entre ceux qu’il dénonce aujourd’hui comme des « <em>réactionnaires de droite comme de gauche marchant main dans la main à l’université </em>» en défendant l’idée que cela « <em>a permis d&#8217;obtenir le gel des suppressions de postes dans l&#8217;enseignement supérieur […] et de montrer que l&#8217;avenir de l&#8217;université ne pouvait se résumer à son autonomie </em>», il tord le cou à la vérité. C’est bien au contraire grâce à l’action tenace des présidents des universités, qui ont opté les premiers pour l’autonomie, que le maintien intact de leur masse salariale a été acté par l’Elysée (ni par Matignon, ni par la rue Descartes). C’est cette décision qui a provoqué la grogne des autres présidents refusant que cette promesse faite à ceux-ci ne soit payée sur le dos de leurs établissements qui a entraîné la décision de sortir l’enseignement supérieur de la vulgate du «<em> non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite</em> ». Mais rien n’a empêché que ce soient les étudiants se destinant aux carrières de l’enseignement pré-universitaire qui fassent les frais des tractations entre Darcos et le SNES même si ce dernier a toujours refusé de l’avouer.</p>
<p style="text-align: justify;">Les étudiants de l’UNEF étaient bien naïfs de penser que leur participation au mouvement de 2009 recréerait une dynamique commune entre étudiants et enseignants. « <em>Cela a plutôt bien fonctionné avec le SNESup » mais au prix du gel de la réflexion sur la nécessaire évolution de l’enseignement supérieur. Jean-Baptiste Prévost regrette à postériori « que certaines organisations comme sauvons l’université ou encore l&#8217;autoproclamée coordination des universités – qui ne représentait plus aucune AG à partir d&#8217;avril &#8211; n&#8217;aient pas cherché davantage de convergences avec les revendications étudiantes</em> ». Mais l’exemple de 2004 et de l’évolution de « sauvons la recherche » aurait du le rendre méfiant. Ces sortes d’organisation en France, sujettes à toutes les manipulations gauchistes, ont toujours été récupérées par l’establishment et ont abouti à l’affaiblissement syndical. La logorrhée et le conservatisme font toujours bon ménage. Je reconnais bien volontiers que « <em>les étudiants sont assez grands pour mener eux-mêmes leurs combats et choisir leurs propres modalités d&#8217;action </em>» mais cela n’empêche en rien que leurs organisations dialoguent avec les présidents d’université or du cadre convenu de la CPU ! Contrairement à ce qu’il avance, tous ne sont pas de mauvais gestionnaires loin s’en faut.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Baptiste Prévost ne saurait être plus ambigu lorsqu’il déclare : « <em>Il ne faut pas que des questions comme l&#8217;échec en première année, la misère sociale des étudiants, l&#8217;illisibilité de l&#8217;offre de formation ou l&#8217;infime proportion de jeunes parvenant aux mêmes grandes écoles élitistes que leurs parents, redeviennent des secrets de famille honteux</em>. » Dans son discours, pas une parole sur le système des écoles dont il est d’ailleurs issu. Son prédécesseur à la direction de l’UNEF est que je sache un membre important de la direction socialiste. Or le projet de son parti pour les prochaines élections présidentielles est étrangement muet sur le sujet de la pertinence de maintenir le système élitiste actuel et sur une autre façon de procéder à l’émergence des élites qui n’aboutisse pas à une simple reproduction de l’espèce. Il est grand temps pour la gauche de prendre cette affaire à bras le corps et d’aboutir à un véritable projet pour la formation des jeunes sans faire l’impasse sur la sélection des élites car chacun sait qu’une sélection n’est juste que si elle est efficace. Or chez nous, elle n’est ni l’une ni l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne voudrais pas clore ce billet sans un mot pour le feuilleton de l’été commencé outre Atlantique. La machine à vendre du spectacle et du papier bas de gamme est en route. Je connais quelques riches intègres et quelques pauvres crapuleux, l’inverse est aussi vrai. Mais je ne considère pas anormal qu’on soit plus exigeant vis-à-vis de ceux qui ont du répondant que vis à vis des modestes. Il faut être certes intransigeant sur le respect de la présomption d’innocence et sur celui de la vie privée. Mais pas d’angélisme s’il vous plait. Chacun a ses pulsions et comme le rappelait Théodore Monod « <em>l’hominisation n’est pas achevée </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Méditons donc cette belle <a href="http://www.dailymotion.com/video/x55osm_le-penitencier-1964_music">chanson </a>de Vline Buggy [1] et Hugues Auffray<br />
« <em>Les portes du pénitencier<br />
Bientôt vont se refermer<br />
Et c&#8217;est là que je finirai ma vie<br />
Comme d&#8217;autres gars l&#8217;ont finie [....]<br />
Toi la fille qui m&#8217;a aimé<br />
Je t&#8217;ai trop fait pleurer<br />
Les larmes de honte que tu as versées<br />
Il faut les oublier</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 13 juin 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em>C&#8217;est sous les pseudonymes de Vline et de Buggy que les deux sœurs  Evelyne et Liliane Koger se lancent, dès 1947 dans l&#8217;écriture de  chansons</em></p>
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		<title>Réponse à Michel Leroy sur l’autonomie universitaire</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2011 07:13:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autonomie des universités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[loi LRU]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n’ai pas encore lu votre livre[1] et vais m’y atteler de ce pas. Cependant, si j’en crois l’article de Philippe Jacqué paru à ce sujet dans Le Monde[2], nous sommes d’accord sur quelques points. D’abord le mouvement fondateur de l’autonomie universitaire est bien mai 68 n’en déplaise à la droite. Je finissais à cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Réponse-à-Michel-Leroy-sur-l’autonomie-universitaire.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1865" title="Réponse à Michel Leroy sur l’autonomie universitaire" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/Réponse-à-Michel-Leroy-sur-l’autonomie-universitaire.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas encore lu votre livre[1] et vais m’y atteler de ce pas. Cependant, si j’en crois l’article de Philippe Jacqué paru à ce sujet dans <em>Le Monde</em>[2], nous sommes d’accord sur quelques points. D’abord le mouvement fondateur de l’autonomie universitaire est bien mai 68 n’en déplaise à la droite. Je finissais à cette époque mes études de médecine et je me rappelle fort bien le bouillonnement, parfois erratique, qui a présidé au décès des facultés et à la création des nouvelles universités. Je suis également d’accord sur le fait que l’autonomie universitaire clive à travers toutes les sensibilités politiques. Mais je ne suis pas d’accord avec Philippe Jacqué[3] selon lequel la démarcation à gauche est entre le courant social-démocrate classique et l’autre beaucoup plus à gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour aller de l’avant je considère, comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Vogel">Louis Vogel</a> que l’autonomie n’est rien sans les moyens :</p>
<p style="text-align: justify;">1° Il faut que cesse immédiatement le contrôle tatillon à priori que la haute administration de la rue de Grenelle et de Bercy qui, aujourd’hui plus encore qu’hier, entrave les initiatives universitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">2° Les universités doivent être pleinement gestionnaires de leurs finances et ne plus être soumises à l’obligation de faire gérer l’argent de leurs salaires par le trésor public. Le capital non consomptible des opérations du grand emprunt comme du plan campus doit être transféré dans les fondations que les universités ou leurs regroupements ont créés.</p>
<p style="text-align: justify;">3° L’esprit de la loi LRU doit être respecté en revenant à une contractualisation financière incluant la masse salariale négociée entre l’Etat et les Universités autonomes avec sécurisation des crédits pendant la durée du contrat (5 ans) contrairement à ce qui à été fait en 2008/2009. Il faut donc mettre fin à l’annualisation budgétaire et à tous les systèmes, SYMPA ou pas, incapables de prendre en compte la diversité des situations.</p>
<p style="text-align: justify;">4° Les universités doivent être libres de contractualiser avec d’autres partenaires publics (Régions, Villes, Organismes de recherche, CROUS) ou privés (fondations, entreprises).</p>
<p style="text-align: justify;">5° La dévolution des biens immobiliers doit être immédiate <span id="more-1862"></span>– il est indécent que l’on assiste à la dévolution en priorité aux copains – et  totale, ce n’est pas à l’Etat de se substituer aux universités autonomes pour la négociation des échanges de territoires. Les crédits de mise aux normes et d’entretien doivent être négociés en même temps que la négociation contractuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">6° Elles doivent être libres de choisir le mode de gouvernance le plus adapté à leur situation. De ce point de vue, la LRU est aussi inepte que l’était la loi Savary. Certaines choisiront de se gouverner comme des entreprises, d’autres refuseront de sortir du giron de l’Etat, d’autres voudront être des régies autonomes de régions ou de villes, d’autres mettront la démocratie universitaire au cœur du dispositif. D’autres enfin essaieront de prendre ce qu’il y a de mieux dans chacun de ces systèmes. Il n’y aura pas d’autonomie sans risque assumé. Le meilleur antidote c’est la démocratie universitaire, ce qui ne veut pas dire qu’il faut remplacer la tutelle tatillonne de l’Etat par celle des lobbies qu’ils soient syndicaux ou disciplinaires. La transparence est un mot creux, certains sont tellement transparents que la lumière les traverse sans les voir. L’évaluation ex-post tranchera.</p>
<p style="text-align: justify;">7° Last but not least les règles du jeu doivent être les mêmes pour tous les établissements d’enseignement supérieur Universités, Grands Etablissements et Ecoles comprises. Que cent fleurs s&#8217;épanouissent, que cent écoles rivalisent » !</p>
<p style="text-align: justify;">Naturellement l’autonomie signifie l’acceptation de l’évaluation ex-post. Ceci ne signifie pas qu’elles doivent s’exonérer d’outils internes d’évaluation et de contrôle de gestion bien au contraire. Etant des opérateurs de recherche et de formation, elles ne devraient en aucun cas être impliquées dans l’évaluation et la répartition des ressources contractuelles de l’Etat. Ceci est d’ailleurs valable pour les Organismes de recherche. Il convient donc de renforcer l’indépendance de l’AERES et ce point de vue on peut être inquiet de voir la direction de l’agence trustée par des universitaires provenant de la même université et veiller à une éthique rigoureuse des évaluateurs qui, durant leurs mandats, ne pourront être impliqués dans l’évaluation de leurs équipes ou de leurs établissements ni de leurs concurrents directs. Il convient également de conforter le rôle de l’Agence Nationale de la Recherche qui doit devenir centrale dans le dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy (Valérie Pécresse n’a aucune autonomie sur ce dossier), comme ses prédécesseurs (Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou et De Gaulle) s’est arrêté au milieu du gué dans cette affaire. Il est important à mes yeux que la gauche, et pas seulement le parti socialiste, je pense aux verts et à la gauche de la gauche, reprenne le flambeau face à une droite qui s’essouffle. Car en Mai 68 c’était bien l’autonomie et l’autogestion qui étaient au cœur des discussions des étudiants que nous étions alors. Ce n’est pas aux marxistes que j’ai à rappeler que le dépérissement de l’Etat doit être autre chose qu’un Messie qui n’arrive jamais.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 29 mai 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <a href="http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746714915">Universités : Enquête sur le grand chambardement</a>,<em> Michel Leroy, éditions Autrement</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/28/zoom-sur-l-universite_1528805_3232.html">Zoom sur l’université</a> Le Monde 29-30 mai 2011</em></p>
<p style="text-align: justify;">[3]<em> Pour l’université le PS préfère la réforme à la rupture. Le Monde 18 mai 2011</em></p>
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		<title>La Noblesse d’Etat dans tous ses émois</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 12:53:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[ENS]]></category>
		<category><![CDATA[Idex]]></category>
		<category><![CDATA[Paris tech]]></category>
		<category><![CDATA[polytechnique]]></category>
		<category><![CDATA[Saclay]]></category>
		<category><![CDATA[Sorbonne univeristé]]></category>
		<category><![CDATA[université Paris Sud 11]]></category>
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		<description><![CDATA[Le président de la fondation ParisTech, lors d’une cérémonie organisée par sa fondation à la chambre de commerce et d’industrie de Paris en l’honneur de ses entreprises partenaires a lâché le morceau : « Il ne s&#8217;agit pas de faire de ParisTech un bunker, replié sur son passé. Mais il s&#8217;agit de reconnaître que nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/La-Noblesse-d’Etat-dans-tous-ses-émois.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1839" title="La Noblesse d’Etat dans tous ses émois" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/05/La-Noblesse-d’Etat-dans-tous-ses-émois.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le président de la fondation <a href="http://www.paristech.fr/">ParisTech</a>, lors d’une cérémonie organisée par sa fondation à la chambre de commerce et d’industrie de Paris en l’honneur de ses entreprises partenaires a lâché le morceau : «<em> Il ne s&#8217;agit pas de faire de ParisTech un bunker, replié sur son passé. Mais il s&#8217;agit de reconnaître que nous avons un peu plus en commun ensemble qu&#8217;avec les autres</em> »[1]. Cet X-Mines ingénieur du corps des mines, emblématique de cette Noblesse d’Etat, a occupé diverses fonctions au ministère de l’industrie jusqu’en 1983. Puis il devient PDG de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomson-CSF">Thomson-CSF</a>, puis de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thal%C3%A8s">Thalès</a> produit du mariage de Thomson avec <a href="http://www.dassault.fr/">Dassault Électronique</a> qu’il quittera en 2008. Il exprime en fait ce que l’actuel président de Paris-Tech dévoilait récemment : « <em>Une décision forte a été prise, à l&#8217;unanimité du conseil d’administration, d&#8217;aller vers une intégration accélérée des huit écoles de ParisTech qui ont vocation à déménager sur le plateau de Saclay ou qui y sont déjà. Nous allons en faire le noyau dur, avec une coopération renforcée entre les huit écoles, visant une intégration physique et opérationnelle </em>»[2]. Pour ce faire il vante les « <em>cinq gènes identiques et fondateurs</em> » de ParisTech que seraient :</p>
<p style="text-align: justify;">-    la qualité du recrutement avec une sélection très élevée (évidemment avec des sergents recruteurs dans les lycées)<br />
-    la pluridisciplinarité (mais limitée aux sciences et aux technologies)<br />
-    la gouvernance car c’est le directeur qui dirige (sous le contrôle du monde économique)<br />
-    les anciens (comprenez les lobbys des écoles)<br />
-    l’intensité du rapport avec les entreprises (comprenez le pré recrutement par le CAC 40)</p>
<p style="text-align: justify;">Ces fortes paroles cachent mal l’exaspération de cette Noblesse d’Etat par la perception de plus en répandue de l’impasse absolue du système dualiste et discriminatoire français. Juan Branco, président du groupe de réflexion <a href="http://jeunerepublique.fr/wp/">Jeune République</a>, vient opportunément de rappeler qu’à l’<a href="http://www.ens.fr/">Ecole normale supérieure</a> il existe une discrimination de fait entre les « élèves » issus du concours qui peuvent seuls se prévaloir du titre d’anciens normaliens et les « étudiants » reçus par la voie parallèle, souvent via l’université, tout aussi brillants que les précédents et qui ne le peuvent pas. « <em>Moins d’une dizaine de chambres sont réservées à ces derniers à titre exceptionnel contre le millier dont bénéficient les « élèves » tout au long de leur scolarité</em> »[3]. D’autres que moi ont souligné « l’inbreeding » des conseils d’administration des sociétés du CAC 40 et des grands corps de l’Etat avec la dizaine de grandes écoles qui tiennent le haut du pavé. Michel Mortier n’a pas tord de dire que : « <em>le problème des grandes écoles est davantage celui des grands corps de l&#8217;État, qui est un modèle dépassé et malsain car il fabrique des rentes de situation à vie ». </em>Mais, ajoute t-il,<em> « les élèves de Chimie ParisTech, eux, n&#8217;ont aucun filet de sécurité </em>»[4]. Car il y a écoles et écoles à ParisTech comme il y a élèves et étudiants à l’ENS. Michel Mortier n’a pas la reconnaissance facile, <span id="more-1837"></span>« <em><a href="http://www.enscp.fr/">Chimie ParisTech</a> n&#8217;a pas fait le choix de se rapprocher de l&#8217;<a href="http://www.upmc.fr/">UPMC</a></em> [déclare-t-il], <em>malgré le fait qu&#8217;elle lui est rattachée, c&#8217;est précisément pour ne pas perdre son identité. Nous sommes des établissements sélectifs, et tant que l&#8217;université ne le sera pas, nous ne pourrons pas nous fondre dans un même ensemble </em>». Pourtant c’est bien à l’UPMC qu’il a préparé son doctorat et son habilitation à diriger les recherches. Croit-il vraiment que la faculté de médecine Pierre &amp; Marie Curie, qui est beaucoup plus sélective que l’ENSCP, a perdu son identité au sein de l’UPMC et qu’elle la perdra encore plus dans Sorbonne université ? Bien sur que non. Où est l’erreur, ou plutôt quels médiocres intérêts protège-t-il ?</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité ParisTech est mis à mal par l’opération grand emprunt. L’opération Saclay a avivé les antagonismes. Devant le scepticisme du jury international de l’« initiative d’excellence » quant à la gouvernance du monstre que nos brillants technocrates avaient concocté à Saclay et pour pouvoir rentrer dans les clous du deuxième tour (qui sera peut-être le dernier) et ainsi profiter de l’effet d’aubaine, l’<a href="http://www.u-psud.fr/fr/index.html;jsessionid=748F56BFCA5C43252E950D1D2F8C003C.default">université Paris Sud 11</a> et l’<a href="http://www.polytechnique.fr/">école Polytechnique</a> ont commencé à revoir leur copie et imposé un sévère rétropédalage dont les nains de la montagne Sainte-Geneviève ne font pas partie. Le tocsin a sonné pour Paris Saclay.</p>
<p style="text-align: justify;">Le congrès de l’université Paris Sud 11, qui correspond je vous le rappelle à la réunion des trois conseils, l’équivalent des sénats académiques des grandes universités américaines, viennent de rappeler « <em>la place insuffisante donnée à l&#8217;université, tant dans l&#8217;élaboration des dossiers, que dans les propositions elles-mêmes </em>[…]<em> et estime par ailleurs que l&#8217;accent exclusif mis sur &#8216;l&#8217;excellence&#8217;, au détriment de la prise en compte de l&#8217;ensemble du potentiel d&#8217;enseignement et de recherche, la diversité des parcours et des publics faisant la richesse scientifique et pédagogique de l&#8217;université, n&#8217;a pas orienté le projet idex comme il aurait fallu </em>». Ils poursuivent : « <em>l&#8217;accent mis sur les graduate schools au détriment de la continuité du L au D, ne permettent pas la construction d&#8217;une grande université confédérale fondée sur la collégialité et associant tous les acteurs. </em>». Que ne l’ont-ils dit plus tôt au lieu de se laisser acheter à la découpe ! D’ailleurs devant une telle Bérézina, mes camarades du <a href="http://www.snesup.fr/">SNESup</a> et des autres syndicats devraient peut être balayer devant leur porte, se demander pourquoi ils en sont arrivés là et comment en sortir. Je ne suis pas certain que la logorrhée syndicale habituelle appelant à ce « <em>que l&#8217;ensemble des personnels et étudiants ainsi que les conseils statutaires des établissements soient associés aux réflexions scientifiques en cours, et à leurs réalisations</em> » soit suffisante. Il serait peut être temps que Paris Sud 11 se dote d’une équipe présidentielle digne de ce nom et qui soit en mesure de négocier avec l’Ecole Polytechnique.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation n’est guère plus brillante à l’X, <a href="http://www.gilbertbereziat.fr/2011/04/04/l%e2%80%99excellence-vexee/ ">dans mon dernier article</a>, je racontais l’étrange histoire du groupe travail endogène installé par Marion Guillou présidente du conseil d’administration de l’école réclamant la création d’un établissement public regroupant six écoles – et non pas huit comme le signalait Denis Ranque – autour de Polytechnique pour gérer l’opération campus autour de la zone Palaiseau-Saclay. Vendredi dernier, Jean-Claude Lehmann, ancien directeur de l’enseignement à Polytechnique, et Arnold Migus, ancien directeur général du <a href="http://www.cnrs.fr/">CNRS</a> et ancien directeur du laboratoire pour l’utilisation des laser intenses qui est une unité mixte CNRS/CEA/Polytechnique/UPMC, viennent d’enfoncer le clou[5]. Tout en constatant que l’école polytechnique possède le centre de recherche le plus structuré et le plus reconnu sur le plan académique, ils n’en pointent pas moins ses insuffisances bien connues :</p>
<p style="text-align: justify;">1- Cette recherche a été largement structurée par le CNRS et les enseignants-chercheurs présents sur le site sont pour 95% extérieurs à l’école.<br />
2- La part de la recherche à vocation technologique n’y est que faiblement représentée<br />
3- La formation doctorale n’est pas la préoccupation majeure de l’école.<br />
Mais la conclusion qu’ils en tirent n’est pas satisfaisante puisqu’ils n’envisagent nullement un rapprochement avec l’université Paris Sud 11.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a, bien sûr, urgence à casser l’exception française, car comme l’a déclaré Ira Weiss, doyen du Polle College of management, « <em>si en France même, ce système de prépa-grande école est une force, dans un monde globalisé où les étudiants sont amenés à travailler à l&#8217;international, il devient une faiblesse</em> »[6]. Les jours de ParisTech sont donc comptés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Ecoles de ParisTech situées sur le plateau de Saclay sont condamnées à se placer sous la houlette de Polytechnique, d’ailleurs ne sont elles pas toutes devenues peu ou prou ses écoles d’application ? Les écoles restant à Paris devront nécessairement s’intégrer à une université n’en déplaise à Michel Mortier. Comme il le reconnait lui-même, la construction Paris Sciences et Lettre ne peut pas faire l’affaire : « <em>je ne vois pas comment on peut s&#8217;imaginer que des établissements aussi divers qu&#8217;une fondation de droit privé comme l&#8217;Institut Curie, une régie autonome de la Ville de Paris comme l&#8217;ESPCI ParisTech, ou des institutions telles que le Collège de France ou l&#8217;ENS, vont pouvoir faire une super fusion en deux mois pour laisser place à une gouvernance unique </em>» ! Mais en réalité PSL ne résulte que de la volonté de ces établissements de bénéficier de « l’aubaine » que représente le grand emprunt et c’est pourquoi il prétend que ses entretiens à Matignon l’ont convaincu que « <em>la gouvernance de l&#8217;idex aura pour rôle de faire vivre les projets de l&#8217;idex – et uniquement ceux-là – et de gérer les financements qui leur seront consacrés</em> ». Si c’était le cas, alors il y a fort à parier que l’avenir des investissements d’avenir, ne seront plus qu’un souvenir après la prochaine présidentielle. Ma conviction est tout autre, la gestion des Idex devra préfigurer la future gouvernance des universités globales qui devront émerger des regroupements parisiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l’Axe Orsay Palaiseau, il y a place pour une université solide sans doute plus dédiée aux sciences et à la technologie. La négociation doit se faire entre Paris Sud (si elle est capable de se doter d’une équipe présidentielle solide) et le groupe des six, voire des huit, écoles sous la houlette de Polytechnique. Il n’y a pas d’échappatoire possible. A Paris intra-muros Sorbonne Université doit faire la démonstration qu’une gouvernance resserrée et solide pour gérer l’Idex sera une préfiguration de ce que sera la gouvernance de l’université confédérale. D’ailleurs, seule une université confédérale pourra protéger efficacement les juristes des prédateurs de la rue Saint Dominique et du bois de Boulogne et pérenniser les humanités et les arts à la Sorbonne. Quand aux deux écoles de ParisTech restées à Paris elles devront choisir. Sans doute fusionner dans une véritable grande école d’ingénieur puis s’intégrer à l’un des deux ensembles Parisiens. Je souhaite que ce soit à Sorbonne université, sinon leur potentiel scientifique sera considérablement réduit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Place du Panthéon le 2 mai 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em>Dépêche AEF 149275</em></p>
<p style="text-align: justify;">[2] <em>Dépêche AEF 146617</em></p>
<p style="text-align: justify;">[3]<em> Libération lundi 2 mai 2011 p 27</em></p>
<p style="text-align: justify;">[4] <em>Dépêche AEF 149046</em></p>
<p style="text-align: justify;">[5] <em>Dépêche AEF 149232</em></p>
<p style="text-align: justify;">[6]<em> Dépêche AEF n°148845</em><strong></strong></p>
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		<title>Les Copains et les Coquins</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 08:41:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[ENS]]></category>
		<category><![CDATA[Opération campus]]></category>
		<category><![CDATA[université d'auvergne]]></category>
		<category><![CDATA[upmc]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>

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		<description><![CDATA[Décidément la bonne fée qui préside aux destinées de l’enseignement supérieur français est pressée. Mais elle n’est pas pressée pour tout le monde. Le gagnant du jour est l’université d’Auvergne (médecine, droit, sciences économiques, et IUT). En déplacement pré-électoral, Valérie Pécresse rappelle, selon l’AEF, « que l&#8217;université d&#8217;Auvergne a bénéficié depuis 2007 « d&#8217;un effort [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/04/Les-Copains-et-les-Coquins.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1834" title="Les Copains et les Coquins" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/04/Les-Copains-et-les-Coquins.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Décidément la bonne fée qui préside aux destinées de l’enseignement supérieur français est pressée. Mais elle n’est pas pressée pour tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gagnant du jour est l’<a href="http://www.u-clermont1.fr/">université d’Auvergne</a> (médecine, droit, sciences économiques, et IUT). En déplacement pré-électoral, Valérie Pécresse rappelle, selon l’<a href="http://www.aef.info/public/fr/nonabonne/accueil/accueil.php">AEF</a>, « <em>que l&#8217;université d&#8217;Auvergne a bénéficié depuis 2007 « </em>d&#8217;un effort sans précédent<em> », de plus de 15,5 millions d&#8217;euros avec le plan de relance, auxquels s&#8217;ajoutent 13 millions d&#8217;euros au titre du CPER 2007-2013, afin d&#8217;achever les travaux de mise en sécurité et l&#8217;accessibilité de ses locaux, qui constituent « </em>un préalable <em>» au transfert de l&#8217;immobilier. L&#8217;université bénéficiera en outre « d&#8217;une partie des 30 millions d&#8217;euros alloués au projet clermontois dans le cadre de l&#8217;opération campus »</em>, le projet bénéficiant du label « <em>campus prometteur</em> ». Cette université recevra de plus, selon son président, 6,1 millions d’euros par an, somme révisable tous les cinq ans, pour  l’entretien de ses bâtiments. Rappelons que cette université qui n’apparait dans aucun classement fut naguère dirigée par Gaston Meyniel, Gourou du Syndicat Autonome des Enseignants de Médecine. Sa voisine qui s’occupe des sciences et des humanités et qui a décroché deux des trois « labex » du PRES attendra. Erreur au combien stratégique de sa direction. <a href="http://www.univ-tlse1.fr/jsp/fiche_accueil.jsp?CODE_RUBRIQUE=internet&amp;LANGUE=0">Toulouse 1 Capitole</a> dont on sait qu’elle a eu quelques déboires avec le grand emprunt sera bientôt dotée à son tour et l’<a href="http://www.univ-poitiers.fr/">université de Poitiers</a> recevra son lot de consolation. Comme quoi Valérie n’est pas rancunière.</p>
<p style="text-align: justify;">En Ile de France la bonne Fée vole au sommet de la Noblesse d’Etat. D’abord elle envoie la gens policière nettoyer l’Ecole anormale de la rue d’Ulm des douze clampins qui bloquaient le bureau de la Grande Prêtresse. Il faut dire que ça faisait désordre à <a href="http://www.parissciencesetlettres.org/psl/default/EN/all/psl_fr/index.htm">Paris Sciences et Lettres</a> lauréat d’une « Idex » pour le moins la gouvernance flotte ! Il faut dire aussi que les étudiants de SUD ont moins d’éducation que leurs grands aînés staliniens ou trotskystes et encore moins de formation philosophico-politique. Au moins, eux, n’ont-ils pas craché l’« Idex » de l’<a href="http://www.ens.fr/">ENS</a>. Ils sont mûrs pour le Poujado-bolchevisme. Je comprends mieux pourquoi je sens maintenant poindre des réticences à l’<a href="http://www.upmc.fr/">UPMC </a>et à la Sorbonne pour s’embringuer dans une galère avec eux.<span id="more-1832"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La bonne fée s’est aussi penchée sur l’embryon du plateau de Saclay au bord de la fausse couche. L’accoucheur précédent ayant jeté l’éponge, notre très cher François (Fillon pas Hollande) a tout d’abord renforcé le dispositif en envoyant un préretraité replié au CNAM  pour : « <em>en six mois et selon les méthodes que vous jugerez les plus appropriées mettre les acteurs en situation de finaliser leur projet scientifique, de clarifier les besoins d&#8217;aménagement du site et de définir une programmation des opérations compatibles avec les moyens apportés par l&#8217;État et les collectivités territoriales. En particulier cette dynamique doit permettre au projet Saclay de bénéficier pleinement des opportunités offertes par le programme d&#8217;investissements d&#8217;avenir. </em>» L’intéressé sait comment s’y prendre pour enfumer les universitaires d’Orsay, lui qui présida justement aux destinées de l’université d’Auvergne et fût recteur à Bordeaux. Pour ce qui est des <a href="http://www.polytechnique.fr/">X</a>, l’initiative de Marion Guillou, n’a surement pas été très appréciée au Château, pas plus d’ailleurs que l’introduction dans le conseil d’administration du premier entré, premier sorti, premier remercié qui s’était particulièrement distingué lors de sa précédente mission sur l’immobilier à Paris. Les membres du conseil d’administration plutôt méfiants ont préféré un simple électricien au brillant tacticien. Péniblement certes, car l’élection fut acquise par six voix contre trois et deux abstentions. Personne à Orsay pour se porter candidat puisque personne n’avait été sollicité remplacer Paul Vialle au conseil d’administration. Quand comprendront-ils que l’attentisme est une mauvaise posture ? Il a donc fallu « organiser la démocratie » en suscitant des candidatures de témoignage en provenance de l’<a href="http://www.espci.fr/fr/">ESCPI </a>et de l’ENS. Mais ce n’était pas certes la liste de publications qui comptait. Bonne chance donc à Dominique Vernay, il aura besoin de Viagra pour fertiliser les milles vaches.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Paris Centre il faudra encore attendre. Sorbonne Université dont on sait qu’elle cartonne devant les jurys internationaux est moins populaire rue Descartes. Pour le plan Campus, Sorbonne Université devra se contenter de la portion congrue, il est vrai que les pharmaciens de Port-Royal, à défaut d’être performants en publications, sont au moins politiquement plus souples et qu’il est urgent d’envoyer les humanités et Paris 3 à La Villette. Quant à la dévolution des biens à l’UPMC, selon son président, le dossier n’a pas avancé d’un iota puisque la ministre se refuse à négocier. Elle ne veut pas avoir à retirer à l’<a href="http://www.epaurif.fr/">EPAURIF</a> la soulte et les moyens de l’ancien Etablissement Public du Campus Jussieu. Mais vous l’aurez compris, pour la dévolution des biens il n’a jamais été question de jury international.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Palaiseau le 21 Avril 2011</strong></p>
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		<title>Des gauchos au secours de la Noblesse d’état</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 10:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Idex]]></category>
		<category><![CDATA[Labex]]></category>
		<category><![CDATA[Sorbonne Paris Cité]]></category>
		<category><![CDATA[Sorbonne universités]]></category>
		<category><![CDATA[UNEF]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Pécresse]]></category>

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		<description><![CDATA[« Élaboré en catimini, sans concertation réelle de la communauté universitaire, [le projet d'idex de Sorbonne Universités] favorise non pas l&#8217;excellence, mais l&#8217;élitisme et la création d&#8217;une université à deux vitesses… Nous appelons le ministère à faire machine arrière et à ne pas sélectionner un projet qui comprend une restructuration grave de l&#8217;offre de formation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/04/Des-gauchos-au-secours-de-la-Noblesse-d’état.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1827" title="Des gauchos au secours de la Noblesse d’état" src="http://www.gilbertbereziat.fr/wp-content/uploads/2011/04/Des-gauchos-au-secours-de-la-Noblesse-d’état.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Élaboré en catimini, sans concertation réelle de la communauté universitaire, </em>[le projet d'idex de Sorbonne Universités]<em> favorise non pas l&#8217;excellence, mais l&#8217;élitisme et la création d&#8217;une université à deux vitesses… Nous appelons le ministère à faire machine arrière et à ne pas sélectionner un projet qui comprend une restructuration grave de l&#8217;offre de formation autour d&#8217;une vision archaïque et élitiste de l&#8217;université. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">déclarent les responsables de l&#8217;<a href="http://www.unef.fr/">Unef</a> de <a href="http://www.u-paris2.fr/">l&#8217;université Panthéon Assas &#8211; Paris 2</a>, <a href="http://www.paris-sorbonne.fr/">l&#8217;université Paris Sorbonne</a> et de l&#8217;<a href="http://www.upmc.fr/">UPMC</a>, dans un communiqué mardi 5 avril 2011[1].</p>
<p style="text-align: justify;">Libre à trois zozos ultra-minoritaires dans les établissements de Sorbonne Universités de se tirer une balle dans le pied. Mais de là à tirer une balle dans le dos de leurs universités et de leurs condisciples pour détruire un projet qui propose :</p>
<p style="text-align: justify;">-    d’augmenter les possibilités de logement étudiant, la création de lieux d’études et de convivialité, la mutualisation des initiatives de promotion de la santé, des pratiques sportives et culturelles et particulier :</p>
<p style="text-align: justify;">-    le Quartier des Humanités rue Champollion avec des installations accueillantes, poly-usages, et modernes (une cafétéria, un espace de vie prenant en compte tous les aspects du quotidien étudiant)</p>
<p style="text-align: justify;">-    un réseau de ressources pédagogiques, véritables lieux de vie étudiante et de rénovation pédagogique, associant bibliothèques, laboratoires d’application des nouvelles technologies, espaces de travail individuels et collectifs, ces premiers Learning centers seront mis en place sur les sites d’Assas (6 000 m2) puis de Jussieu (10 000 m2) et de Molitor (2 700 m2).</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut avoir le sectarisme et l’inconscience de jeunes bourgeois qui n’ont rien compris à ce qui se joue en ce moment.<span id="more-1825"></span></p>
<p style="text-align: justify;">On aimerait entendre le point de vue du tout nouveau président national de l’Unef à propos du projet Paris Sciences et Lettres associé à <a href="http://www.dauphine.fr/">Dauphine</a>, porté par l’<a href="http://www.ens.fr/">Ecole normale supérieure</a> de la rue d’Ulm puisqu’il est lui-même élève de cette école. Ou encore celui du président sortant qui était un élève de <a href="http://www.sciencespo.fr/">Sciences Po Paris</a> membre actif du projet concurrent porté par le <a href="http://www.sorbonne-paris-cite.fr/">PRES Sorbonne Paris Cité</a>. Mais sans doute nos trois Artabans pensent-ils qu’il est légitime de mettre de l’argent dans des filières où élitisme rime avec ségrégation sociale et culturelle et pas dans des universités qui ne pratiquent pas de sélection à leur entrée. Elitisme accepté pour la Noblesse d’état, médiocrité normalisée et généralisée pour les autres tel est leur programme.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait ces étudiants, probablement minoritaires au sein de l’Unef elle-même, tentent de tromper les étudiants en confondant volontairement exigence et excellence. Les licences du collège de la Sorbonne sont des cursus exigeants. Ils sont destinés à offrir une alternative aux classes préparatoires des lycées, cocons de la Noblesse d’état. Etant bi-disciplinaires, ces parcours différenciés, éviteront l’écueil d’une spécialisation trop précoce pour les plus brillants mais, étant financés par l’Idex, ils donneront des marges de manœuvres supplémentaires aux établissements pour les autres licences. Cela veut dire que l’on exige plus de ceux qui ont les facilités intellectuelles. Mais cela signifie aussi qu’ils ne seront pas ghettoïsés au sein d’une petite élite comme les étudiants de Sciences Po, de l’ENS et de Dauphine. Une partie importante des cours sera commune et ainsi, ils resteront en contact avec ceux qui ont moins de capacité et leur serviront en quelque sorte de « locomotives » car nous considérons l’éducation supérieure comme une affaire collective et le « coaching » entre étudiants est préférable à celui des « boites à concours ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il est clair que nos trois zozos n’ont même pas pris la peine de lire (je ne veux pas dire « comprendre » car leur présupposés dogmatiques les en rend probablement incapables) le contenu des projets, où, plus grave encore, s’efforcent-ils sciemment de dénigrer un projet pour en favoriser un autre. Les parcours internationaux de master seront initiés dans le cadre des labex, ils permettront là encore de servir de levier pour que chaque étudiant en master puisse avoir une expérience internationale pendant ses études comme c’est le cas aujourd’hui pour les étudiants de l’ENS, de Sciences Po ou des écoles d’ingénieurs dignes de ce nom. Le collège doctoral de la Sorbonne assurera l’attractivité et le développement individuel de chaque doctorant sous une forme compatible avec la pratique professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos trois soit-disant présidents sont des rigolos bobo pseudo progressistes qui mériteraient la fessée. Ils ne sont certes pas archaïques eux, ils sont foncièrement réactionnaires et passéistes. Que dire de leur appel à Valérie Pécresse pour qu’elle use de son pouvoir discrétionnaire pour annuler la décision du jury international ? Les étudiants jureront aux prochaines élections.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lille le 8 avril </strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em>Dépêche AEF n°<strong>148008</strong></em></p>
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